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Le tabagisme est un fléau qui tue un fumeur sur deux

Actu tabac

Publié le 29 septembre 2017

Depuis plus de 100 ans on connaît ses ravages sur la santé des fumeurs, comme pour celle des non-fumeurs. On n’ignore plus rien de la responsabilité de ceux qui produisent le tabac et qui sont capables de tout pour le vendre. Or il se passe actuellement un événement bien étrange… Cela peut-il changer la donne ?

Tout commence par la volonté d’un homme, Derek Yach, de nationalité sud-africaine, formé à l’université du Cap, puis aux États-Unis ; il est l’auteur de très nombreux travaux sur différents problèmes de santé publique. Déjà engagé dans un programme global de prévention et de maintenance de la santé (Vitality Group),

Il avait travaillé longtemps avec l’OMS à la rédaction de sa "Convention cadre pour la lutte antitabac". Ne se sentant plus en phase avec sa direction, trop lente, trop manipulable, fermée à toute discussion et aux idées nouvelles, il avait décidé de la quitter pour un autre projet : la "Fondation globale pour un monde sans fumée."

Cette fondation ne cache pas son but : éliminer le tabac.

Quatre secteurs d’activité sont actuellement privilégiés : soutenir la recherche, confiée à des centres d’excellence, en particulier universitaires ; déterminer par consensus les méthodes les plus efficaces pour arrêter de fumer (l’e-cigarette est citée) ; promouvoir tous les progrès réalisés dans la lutte contre le tabagisme ; se soucier de l’avenir des cultivateurs de tabac puisque la demande va baisser, et leur proposer des cultures alternatives.

La Fondation a déjà attiré nombre d’individus ou de structures qui ont contribué à enrichir le projet ; celui-ci a été lancé officiellement le 13 septembre dernier à New York. Fondation globale pour un monde sans fumée

"Le donateur est inattendu : Philip Morris International! On frémit à cette annonce…. Le loup dans la bergerie ? "

La Fondation a un coût : qui paye ?

La Fondation a obtenu un financement annuel initial de 80 millions de dollars US pour les 12 années à venir. Le donateur principal est inattendu, entre autres ressources : Philip Morris International (PMI) !

On frémit à cette annonce…. Le loup dans la bergerie ? Qu’on se rassure...De par son statut non lucratif, la Fondation est et restera définitivement indépendante ; sa gouvernance ne peut être influencée par quiconque, pour toutes décisions de stratégie, d’activités, ou de financement.

Peut-on faire confiance à Derek Yach ?

Apparemment, il connaît bien son métier ; il attire dans sa Fondation des professionnels réputés. Ajoutons que cet homme audacieux et déterminé est un nageur de fond reconnu, avec entre autres exploits une traversée du Channel ; il ne paraît nullement prêt à "boire la tasse".

Quel est l’intérêt pour Philip Morris international (PMI) ?

Tout se passe comme si le plus gros producteur de tabac- après la Chine-avait admis que l’avenir sans tabac était une réalité, et peut-être même à moyen terme. Cette hypothèse a d’ailleurs été évoquée au Royaume-Uni qui pense obtenir un taux d’adultes fumeurs aux environs de 5 % au cours des années 2020.

Quitte à ne pouvoir s’y opposer, PMI compte sur le développement de nouveaux produits, sous forme de tabac non fumé type iqos ; des investissements considérables ont été faits en Suisse en ce sens. Les bénéfices devraient compenser les pertes imposées par la succession des législations de plus en plus contraignantes et restrictives et par les progrès de la prévention. Si cette hypothèse paraît possible dans quelques pays privilégiés, il est douteux que cela puisse être vrai, en particulier dans tous les pays en voie de développement, notamment sur le continent africain.

"La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat. " Kofi Annan discours à l’Assemblée générale de l’ONU - 24 Septembre 2001

 

Cet article a été rédigé par le RPT21.
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