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Quelques paradoxes

Cigarette électronique

Publié le 25 novembre 2014

La Société Française de Tabacologie face à la cigarette électronique:

Avant le congrès annuel de la Société Française de Tabacologie les 6 et 7 novembre derniers à Paris le Pr B.Dautzenberg avait envoyé aux inscrits une enquête sur la cigarette électronique.

"Deux réponses qui posent problème"

Les réponses faisaient état d'un accord tant sur le faible niveau de risque, que sur sa capacité à aider à l’arrêt du tabac. Est-ce si clair?

Parmi toutes les questions proposées dans cette enquête, voici deux réponses qui posent problème…

A la question "Etes-vous favorable à la vente des e-cigarettes en boutiques spécialisées?", la réponse est sans ambigüité: le score maximum est obtenu; on apprécie donc là, en principe, la compétence, la qualité de l'accueil, voire même l'objectivité du vendeur.

Cependant, à la question suivante, "Etes- vous favorable à ce qu'une e-cigarette avec AMM (autorisation de vente d'un nouveau médicament) soit développée et vendue en pharmacie?", on découvre que 87% l'attendent! Quel est le sens de cette réponse? On a le choix:

  • le témoin d'une grande méfiance, persistante, de la nocivité éventuelle de la cigarette électronique en général, matériel et e-liquides confondus; et cela, en dépit des efforts faits pour en assurer la sécurité, au fil du temps et des critiques. Ces améliorations successives étant bien sûr de l'intérêt même des fournisseurs!
  • le souhait de confier l'exclusivité de la vente aux pharmaciens : l'e-cigarette perdrait alors son statut si difficilement obtenu de "produit de consommation courante"  en lui donnant celui, officiel, d'un médicament. Ce serait alors un frein considérable à la diffusion de la cigarette électronique; cela impliquerait l'obligation pour le fabriquant de se lancer dans des procédures très longues, complexes et aux résultats aléatoires, à chaque amélioration d'un composant quelconque du produit, même minime, étouffant toute velléité d'innovation.
  • un besoin de certains professionnels, qui voudraient pouvoir disposer d'e-liquides plus dosés en nicotine, actuellement réservés aux seuls pharmaciens. Cependant une question sur les conseils fournis aux patients lors de l'achat de leur première e-cigarette montre qu'au moins 30% des professionnels n'ont guère  de connaissance du produit. Une autre question montre d'ailleurs qu'ils n'hésitent pas à prescrire à des vapoteurs exclusifs des produits de substitution nicotinique, si le dosage en nicotine de leur e-cigarette parait trop faible.

En bref, on ne sait pas…Méfions-nous des certitudes! Dans ce domaine mouvant, un effort d'information objective, argumentée et actualisée reste à faire.

Article à lire "commentaires : La Société Française de Tabacologie face à la cigarette électronique".

Cet article a été rédigé par le RPT21.
Pour toute copie complète ou partielle il est indispensable d'en faire la demande.


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