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Articles liés au mot clé "cigarette électronique"

l’Europe du tabagisme : similitudes et différences

Le 29 juin 2015

Au moment où nous discutons tant sur l’Europe, sa monnaie, ses frontières,  ceux qui y sont et y vivent, ceux qui voudraient y rentrer, ceux qui menacent d’en sortir,  parait une enquête sur l’Europe du tabagisme. Cette enquête a couvert les 28 pays Européens  entre le 29 novembre et le 8 décembre 2014. Ont été interrogées en face à face 27.801 personnes. La lecture de ce document nous en dit beaucoup  sur l’Europe… En voici quelques extraits. Un premier constat : plus on est "éduqué", moins on fume ; toutes les personnes en situation de précarité fument davantage. Où fume-t-on ? D’un pays à l’autre, on fume partout, au travail en particulier, ou seulement en privé ; quant à la publicité, elle s’affiche partout, ou à l’opposé est strictement interdite. Que fume-t-on ? Avant tout, des cigarettes manufacturées, choisies en fonction de leur moindre toxicité, qu’on évalue par les taux de goudrons, de nicotine…, toutes informations trompeuses,  inscrites sur le paquet. L’emballage influe parfois beaucoup sur le choix, ou peu. Les essais d’arrêter le tabac ? Cet item est celui qui reflète le mieux l’histoire et la culture générale du tabagisme de chaque pays ou région européenne ; ainsi les pays du nord ont des taux qui avoisinent ou dépassent les 80% de personnes ayant tenté l’arrêt, avec des taux de fumeurs de 10 à 15% : à l’opposé les fumeurs de divers pays sont peu motivés (Portugal, Grèce, Bulgarie) et ont des taux de fumeurs élevés. Comment arrêter ? Les produits de substitution nicotinique, l’aide d’un professionnel de santé n’ont plus la cote ; par contre l’e-cigarette fait sa percée. Certains pays l’utilisent beaucoup  avec des taux d’arrêt élevés (Irlande et Royaume-Uni) ; d’autres, où on fume très peu (pays du nord) ne l’utilisent guère. L’usage de l’e-cigarette est lié avant tout au désir d’arrêter de fumer ; mais l’âge joue beaucoup ; à ce titre, les jeunes sont des clients particuliers, plus intéressés par l’objet lui-même que par sa fonction thérapeutique ; pour les autres utilisateurs, la prévalence progresse de façon naturelle avec l’âge et les soucis de santé. La cigarette électronique : pour arrêter, est-ce que ça marche ? "La France a un profil très proche de celui de la moyenne  Européenne" Le tableau qui répond le mieux à cette question comporte cinq colonnes de réponses possibles : La France a, on le voit, un profil très proche de celui de la moyenne Européenne. Les champions de l’arrêt complet (plus de 20%) et [&hellip


ECLIPSE SOLAIRE : protégez vos yeux !

Le 23 mars 2015

L’ouverture donnée par l’Académie Nationale de Médecine (ANM) reconnaissant que la cigarette électronique peut aider à l’arrêt du tabac est certes un pas en avant. Mais quelques points restent à préciser. L’un des trois signataires du rapport est pharmacien. Il connait le métier. Quel va être le rôle du pharmacien ? " des recharges exemptes de tout adjuvant influençant la saveur, l’odeur ou le parfum aux fins d’accroitre l’appétence " C’est à lui qu’il revient de recevoir la demande du fumeur qui voudrait utiliser une cigarette électronique pour s’arrêter. On est donc dans le domaine du médicament, et non plus dans celui d’un produit de consommation courante, pourtant statut actuel reconnu à la cigarette électronique par la Directive Européenne. Les pharmaciens sont-t-ils volontaires pour assurer cette prise en charge ? Apparemment oui. L’Académie Nationale de Pharmacie a déclaré le 6 février dernier que la cigarette électronique devait être « exclusivement réservée aux personnes en cours de sevrage nicotinique, afin d’éviter qu’elle ne soit une porte d’entrée vers le tabagisme classique». On voit qu’elle se tient bien informée des vrais problèmes… Statut d’un médicament ? Connaissant la complexité des règles et la longueur des démarches nécessaires à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché, l’ANM propose qu’une procédure simplifiée soit utilisée : « il s’agit en effet d’une variante du spray de nicotine déjà sur le marché ».Cette remarque pleine de bon sens doit rassurer le vapoteur : il manipule donc déjà sans le savoir un outil qui a la qualité d’un médicament! Le matériel mis à disposition ? En dehors d’un accès à des dosages de nicotine pouvant dépasser les 20 mg/ml, privilège du pharmacien, de quelle gamme de produits ce dernier peut-il disposer ? L’ANM lui précise que les recharges doivent être « exemptes de tout adjuvant influençant la saveur, l’odeur ou le parfum aux fins d’accroitre l’appétence… ». En clair : on n’est pas là pour vous faire plaisir… On sait l’importance que les vapoteurs attachent à cette possibilité de varier à leur guise la composition de leurs mélanges…Ils apprécieront ! Par ailleurs aura-t-il à sa disposition des dosages de nicotine élevés, correspondant aux besoins des fumeurs les plus dépendants ? 50 mg/ml par exemple ? Ce serait un des rares points positifs de ce projet… Le temps nécessaire ? Un pharmacien a-t-il le temps de vous expliquer tout ce que vous voudriez savoir avant de vous lancer ? Mieux vaut probablement s’adresser à une boutique professionnelle, dont c’est le métier de vous renseigner et de vous aider dans votre [&hellip


Réactions après la conférence de Moscou

Le 31 octobre 2014

Le premier à se manifester, dès la fin de la conférence, fut le Professeur Gerry  Stimson, Professeur Honoraire de Sociologie, département de Santé Publique de Londres. Il fut l’un des signataires de la lettre de protestation adressée à Margaret Chang, directrice générale de l’OMS en mai 2014, la pressant de ne pas réglementer la cigarette électronique de la même façon que le tabac traditionnel. Voici une traduction (très libre) de son argumentation. Les directives données par la Conférence des Parties sont, sans aucune équivoque, mauvaises pour la Santé Publique ; elles sont déplorables aussi pour tous ceux qui auront à prendre des décisions et qui devront les justifier sur des arguments sérieux. La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Au cours d’une réunion déjà viciée par l’exclusion du public et en l’absence de tout représentant des médias, la conférence parait être restée très méprisante pour ce que représente à l’évidence la cigarette électronique, et fort peu soucieuse, voire inconsciente des conséquences désastreuses de ses conclusions. Car la conséquence la plus évidente est la protection dont bénéficie ainsi la cigarette conventionnelle, débarrassée de ses concurrents, en particulier de la cigarette électronique, pourtant infiniment moins dangereuse. Le rapport insiste essentiellement sur des risques mineurs, ou hypothétiques, voire imaginaires. Il ne met pas en lumière cette opportunité majeure pour toute une population de fumeurs : remplacer leur tabagisme par une méthode comportant un risque inférieur de 95 à 100% à celui de la cigarette conventionnelle. Il marginalise tous les efforts d’innovation de ces produits. Il encourage toutes sortes de règles incluant des interdictions d’utilisation et de promotion, avec leurs conséquences économiques. Si ces règles sont mises en œuvre, elles auront pour effet probable de réduire le nombre de fumeurs passant à la cigarette électronique. Ils conserveront ainsi les risques liés à leur tabagisme. L’espoir de voir diminuer la consommation de tabac de 30% en 2025 (souhait des Nations Unies concernant les maladies non transmissibles) n’est pas envisageable sans le développement rapide de la cigarette électronique. Elle ne représente donc pas, comme semble le penser l’OMS une partie du problème, mais bien au contraire une partie de la solution ! La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Après Gerry  Stimson, les vapoteurs désabusés se sont largement exprimés sur leurs forums : indignation, déception, inquiétude pour l’avenir, en particulier [&hellip


Vapoter en public inciterait à fumer?

Le 10 septembre 2014

FAUX! "Alors qu'on désire voir disparaître la cigarette du paysage public… Cette déclaration de nos autorités de santé appelle deux remarques -pour la première fois la consommation de tabac sous toutes ses formes diminue en France. Malgré les déclarations des buralistes, accusant les taxes, les circuits illégaux et transfrontaliers, l'explosion des ventes de cigarettes électroniques est une explication bien plus sérieuse puisque, pour le reste, la politique de lutte contre le tabagisme n'a pas changé. -ne plus voir la cigarette; depuis 2006 les fumeurs sortent pour fumer, par obligation, puisqu'il est interdit de fumer dans les lieux de travail, ou par conscience des conséquences du tabagisme passif. Ils fréquentent des utilisateurs de cigarette électronique, exclusifs ou encore fumeurs. Ne voit-on pas les avantages de cette situation? Des vapoteurs faisant école auprès des fumeurs: moins de tabagisme passif; ni mégots ni paquets de cigarettes abandonnés; dans les jardins publics, des bacs à sable propres; en dehors des villes, pas de feux de broussaille… Quels gains pour tous, en particulier pour les municipalités soucieuses de la propreté de leurs espaces publics! …la présence du vapoteur vient troubler le message!" Traduisons: "voir un vapoteur ferait désordre et donnerait envie de fumer une cigarette de tabac" Cette déclaration appelle deux remarques -Si la confusion avec une cigarette conventionnelle est à la rigueur possible avec les e-cigarettes jetables (moins de 10% des ventes), ce n'est guère crédible avec les cigarettes électroniques les plus courantes, du fait de leur taille, de leur aspect souvent "fantaisie", de la façon de les tenir en main… -On sait que la très grande majorité des vapoteurs est faite d'adultes désirant arrêter ou diminuer leur consommation (enquête Etincel-OFDT) ). On leur interdirait donc de vapoter, pour ne pas tenter un ex- fumeur ou un non fumeur passant par là, de recommencer ou de commencer à…fumer du tabac? Qui peut croire cela? Il n'existe aucun début de preuve à l'appui de cette thèse


Simulant l’action de fumer, la cigarette électronique conforte le fumeur dans son attitude ?

Le 10 septembre 2014

C'est très probablement une des raisons de son efficacité: à l'un de ces nombreux moments où l'envie se fait sentir "d'en griller une", la cigarette électronique est là, apportant son contact, manuel, buccal, avec sa chaleur, sa vapeur chaude dans les poumons… La dimension "comportementale" est évidente, et d'autant plus rassurante que le vapoteur n'a pas la "mauvaise conscience" que donne la cigarette de tabac … "La plupart des vapoteurs fument aussi des cigarettes de tabac" : VRAI C'est effectivement une étape fréquente au cours d'un processus de sevrage; elle peut durer longtemps; on conserve quelques "cigarettes nostalgie". Mais le vapoteur signale souvent qu'elles lui conviennent de moins en moins : trop fortes, ou trop fades, voire franchement désagréables… Certes, l'arrêt total et définitif est à rechercher, puisque c'est le seul qui garantisse une nette diminution des risques liés à la fumée de tabac; mais c'est notoirement difficile, et les échecs sont fréquents. À contrario, nombre de vapoteurs signalent la facilité avec laquelle l'arrêt a été possible, contrairement aux essais antérieurs ! Ce processus dit de "Réduction des Risques", préférant l'arrêt progressif à l'arrêt brutal, est de plus en plus admis pour le tabagisme, comme d'ailleurs pour toute autre drogue, alcool en particulier


Résultats de l’enquête ETINCEL-OFDT sur la cigarette électronique

Le 25 avril 2014

Il s'agit d'une enquête téléphonique, diligentée par l'OFDT, conduite entre le 12 et le 18 novembre derniers auprès d’un échantillon de 2052 personnes âgées de 15 à 75 ans; l'échantillon est représentatif de la population métropolitaine. L' étude a été rendue publique le 13 Février. Cette enquête voulait répondre à quatre questions : 1-les vapoteurs, qui sont-ils? 2- comment vapotent-ils? 3- avec quoi vapotent-ils? 4-pourquoi vapotent-ils? 1-Qui sont-ils? D'abord, ils sont très nombreux: fin 2013, une personne sur cinq déclare avoir utilisé au moins une fois une cigarette électronique. Ce sont essentiellement des fumeurs actuels (51%) ; les ex-fumeurs ne sont que 12%; ils sont seulement 3,5% à n’avoir pratiquement jamais fumé. 2-Comment vapotent-ils? Pour le savoir, on s'intéresse à ceux qui ont vapoté "au cours des trente derniers jours, et hors expérimentation". Les trois quarts d'entre eux ont débuté dans les six derniers mois de 2013, soit en pleine campagne médiatique. Plus de la moitié (54%) des usagers vapotent tous les jours; mais la répartition suivant l'âge est inégale : le vapotage quotidien est plus rare chez les plus jeunes, alors qu'il augmente avec l'âge, où le but affiché est de réduire ou d’arrêter le tabac (67% chez les 50-75 ans). Les deux tiers d’entre eux sont des usagers mixtes (associant cigarette électronique et tabac dans des proportions variables). Il n'y a pas de différence sensible en fonction du sexe. 3-Avec quoi vapotent-ils? On se procure la E- cigarette d'abord dans un magasin spécialisé (58%), ou dans un bureau de tabac (21%). L'achat sur Internet ne représente que 9%; les autres sources doivent regrouper les cigarettes électroniques jetables, et les "emprunts": la cigarette électronique d'un proche. 4-Pourquoi vapotent-ils? On vapote essentiellement pour arrêter ou diminuer le tabac "Les enquêtés qui déclarent utiliser simultanément du tabac et la cigarette électronique (51%) affirment spontanément que leur objectif principal et ultime est d’arrêter toute consommation de ces deux produits". Réduire les risques, sans arrêter totalement la cigarette, et poursuivre la cigarette électronique, au besoin sans nicotine, est l'autre tendance. Dans cette enquête, les ex fumeurs sont très peu nombreux ; ce sont possiblement ceux qui ont réussi et qui poursuivent leur vapotage, par goût ou par prudence; on sait que cette pratique est efficace pour prévenir la reprise (JF Etter). En bref -Les vapoteurs sont très nombreux, surtout récents, et essentiellement fumeurs; ils se fournissent principalement dans des boutiques spécialisées -Le vapotage [&hellip


La France en tête pour créer ses propres normes sur la cigarette électronique?

Le 25 avril 2014

Nous avions salué l'initiative prise en décembre dernier de rassembler, dans le cadre de l’Institut National de la Consommation (INC), différents acteurs : l’Office Français de prévention du Tabagisme (OFT), les associations de vapoteurs , le Collectif des acteurs de la cigarette électronique (Cace), pour discuter de l'avenir de la e-cigarette. Après le fiasco des Directives Européennes sur ce sujet, s'attirant autant les protestations des consommateurs que les critiques scientifiques des experts internationaux, qu'est donc devenue cette initiative? Elle a pris de l'ampleur. A la demande de l’INC, l'Association Française de Normalisation (AFNOR) a créé une "commission de normalisation" spécifique, réunie pour la première fois début avril. L'objectif est de fournir au consommateur, comme pour tout produit de consommation courante, (statut officiel de la e-cigarette), l'assurance de la qualité et de la sécurité de l'ensemble du matériel qu'il utilise. toutes les règlementations finissent par favoriser le camp dont le lobbying est le plus puissant On s'en doute, il s'agit d'un travail de très longue haleine, tant les questions sont nombreuses et complexes, touchant tous les domaines, et concernant d'abord le matériel, les produits des recharges, en particulier les innombrables arômes disponibles, l'étude de leur toxicité potentielle, pour le vapoteur comme pour l'environnement… Or ce travail doit se faire de manière collégiale et par consensus avec l'ensemble des acteurs concernés… Mais qui sont-ils? La liste en est longue… L’INC, des associations de consommateurs, les Pouvoirs Publics (deux Directions Générales: de la Santé et de "la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes"), l'OFT, des fabricants et distributeurs de cigarettes électroniques, des industriels du tabac (Imperial Tobacco, Japan Tobacco International), et tous les laboratoires d'essais les plus pointus nécessaires aux analyses les plus sophistiquées


Cigarette électronique : faire de la nicotine une alliée ?

Le 27 février 2014

Les témoignages des vapoteurs , qu'on les retrouve sur leurs forums ou qu'ils vous le déclarent de vive voix sont suffisants pour vous convaincre qu'il se passe quelque chose au Royaume de la Tabagie; pourquoi et comment ça marche? Mais qui vapote? Les vapoteurs sont avant tout des fumeurs, plus rarement des ex-fumeurs; les non fumeurs sont encore plus rares; ceci est vrai, tant pour les adultes que pour les jeunes; pour ces derniers, quand ils sont non-fumeurs, il n'existe actuellement aucune preuve que le vapotage les amène à fumer. Ainsi, globalement, la cigarette électronique est essentiellement utilisée pour arrêter ou diminuer son tabagisme; elle n'apparait donc pas comme une porte d'entrée vers le tabagisme mais bien plutôt comme une porte de sortie. Plusieurs enquêtes françaises sont en cours, dont une à l'initiative de la Fondation du Souffle; il est peu vraisemblable qu'elles contredisent les enquêtes internationales. Le rôle de la nicotine, ou comment ça marche? La nicotine provoque le relargage de dopamine; ce neurotransmetteur est associé au "plaisir" ; il apparait en présence de toutes les substances dites psychoactives: cocaïne, amphétamines, héroïne…; la recherche compulsive de ce plaisir conduit à la dépendance. Ce schéma simple a ses limites, non discutées ici. Le rôle du pH de la fumée de tabac La cigarette électronique n'apparait pas comme une porte d'entrée vers le tabagisme, mais bien plutôt comme une porte de sortie Plus la pénétration de la nicotine dans le cerveau sera rapide, plus l'addiction est à craindre ; cette rapidité dépend du pH de la fumée de tabac ; s'il s'agit de tabac blond, le plus fumé, au pH bas, il faut au fumeur tirer fortement sur la cigarette pour gagner le poumon profond ; en quelques secondes, la nicotine atteint alors le cerveau; cette pratique est la plus addictive; à l'opposé, pour le tabac brun traditionnel, au pH plus élevé, et comme pour le tabac à pipe ou le cigare, l'absorption se fait au niveau de la muqueuse buccale, très aisément; pas besoin d'inhaler; mais la progression jusqu'aux récepteurs cérébraux est alors beaucoup plus lente. Et la cigarette électronique, pourquoi ça marche? Parce qu'elle fournit rapidement au cerveau la nicotine dont il a besoin. Après avoir tiré une bouffée sur la e-cigarette, la rapidité d'accès au cerveau dépend de facteurs multiples: concentration de nicotine dans la vapeur, mal corrélée avec celle de la recharge utilisée, nombre et profondeur des [&hellip


Une législation « intelligente » pour la cigarette électronique?

Le 24 janvier 2014

Jean François ETTER Professeur Associé à la Faculté of Médecine de l'Université of Genève est un des plus connus et plus respectés des professionnels de santé ayant travaillé depuis des années sur la cigarette électronique. Le thème qui lui avait été proposé au Sommet de Londres était d'une actualité brûlante: quelle législation pour la cigarette électronique? le principal danger est une législation excessive et inadaptée, et non la cigarette électronique La cigarette électronique pose un problème mondial ; légiférer sur la cigarette électronique dans l'UE sans tenter une harmonisation avec les EU n'a guère de sens; or dans ce pays la législation diffère suivant les Etats; la responsabilité du projet revient en fait à la FDA (Food and Drug Administration) qui avance avec une grande prudence, et sollicite actuellement l'avis des experts européens; elle doit rendre ses conclusions courant 2014. La Grande Bretagne a fait son choix: considérer la cigarette électronique comme un médicament, pour lui donner toutes garanties relevant de ce statut. Quelles sont toutes les options possibles? Elles tournent essentiellement autour de la présence de nicotine 1-"C'est un produit du tabac" On voit les pièges… La législation du tabac impose de nombreuses limitations à son usage (espaces publics, contrôle des addictifs, donc des arômes… ), même si la cigarette électronique ne contient pas de tabac…! La lutte contre le tabagisme comporte des informations expliquant les dangers: s'agissant de la cigarette électronique, que va-ton dire? Où sont les preuves? Et sur la toxicité du vapotage passif? Quant à l'interdiction de vente aux mineurs pour cause de nicotine, alors qu'ils ont depuis des années, à partir de 15 ans, un accès légal aux inhaleurs de nicotine? A l'évidence, la législation sur le tabac est excessive et inadaptée à la cigarette électronique et ses contraintes sont totalement disproportionnées. 2- "La cigarette électronique est un médicament" Pas si simple… On garantit alors la qualité du produit, son efficacité, sa non-toxicité; ses caractéristiques restent identiques et constantes dans le temps. Quelques problèmes à prévoir: les fournisseurs de cigarette électronique, prudemment, se gardent bien maintenant de réclamer le statut de médicament pour leurs produits; les demandes d'autorisation de mise sur le marché sont des démarches extrêmement coûteuses et longues; toute modification, même minime, par exemple concernant le matériel ou le contenu des recharges, oblige à recommencer la procédure, tuant toute innovation; le taux de nicotine est figé, même s'il est clair qu'il ne correspond [&hellip


Qui veut la peau de la cigarette électronique?

Le 23 janvier 2014

Antoine Flahault, professeur de santé publique et fondateur de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, était l'un des deux Invités français au Sommet de Londres; il a profité de cette tribune pour émettre un vigoureux message, développé quelques jours plus tard dans la presse écrite. Antoine Flahault a sévèrement argumenté les décisions prises par le Parlement Européen le 18 décembre dans son article 18, qui faisait mine de s'abriter sous le parapluie du principe de précaution, sous le prétexte que le vapotage pourrait représenter une passerelle vers le tabagisme. "Tout montre que la cigarette électronique représente un danger qui préoccupe particulièrement les instances européennes"



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