Réseau Prévention Tabac de Côte d'Or - 4, Impasse aux charmes d’Asnières 21000 Dijon - 03 80 53 61 19 - contact@rpt21.fr

La cigarette électronique contribue-t-elle au redressement des finances de la France ?

Cigarette électronique

Publié le 18 août 2013

Le tabac coûte cher à la France: 48 Milliards d'€ par an, soit 3 % de notre PIB, ou l'équivalant de la dette du pays ; toute baisse du tabagisme vient donc en diminution de ce fardeau; mais en diminuant le tabagisme, on diminue aussi les recettes liées au tabac. Nombreux sont les fumeurs qui-de la déclaration même des tabacologues de terrain-ont diminué, voire arrêté leur consommation de tabac depuis qu'ils "vapotent".

L'explosion du commerce de la cigarette électronique joue-t-elle un rôle dans ce contexte économique?

Sur le plan purement économique, les bénéfices liés au vapotage sont certains :

pour l'ex fumeur d'abord; plus on est pauvre, plus on fume. Devenu "vapoteur", son pouvoir d'achat sera amélioré, pouvant atteindre 2400€ par an pour une consommation d'un paquet/jour (soit deux mois de salaire s'il est payé au SMIC), après déduction du coût de l'utilisation du matériel, fonction en particulier de la consommation et du renouvellement des consommables.

Le tabac coûte cher à la France : 48 Mds d'euros par an, soit 3 % de notre PIB ; toute baisse du tabagisme vient donc diminuer ce fardeau

pour le commerce en général, en ces temps de crise: on observe actuellement le développement extrêmement rapide de chaines de boutiques spécialisées, créatrices d'emplois variés; peu de petites entreprises peuvent en dire autant. Une société française fortement exportatrice produit des arômes de qualité

pour l'employeur quel qu'il soit, puisqu'il est établi que le non fumeur est plus productif, fait moins de pauses, et des pauses moins longues, est moins souvent arrêté pour maladie, que le fumeur

pour l'Assurance Maladie, d'abord à court terme, par la diminution des arrêts de courte durée pour les maladies saisonnières, plus sévères chez les fumeurs; à long terme ensuite par la baisse du coût énorme du traitement des maladies chroniques graves liées au tabac.

pour les Finances Publiques enfin, dont les pertes liées aux revenus annuels tirés de la vente du tabac (environ 15 Milliards d'€) pourraient être rapidement compensées : d'abord par l'augmentation déjà programmée des taxes sur le tabac, ensuite par les économies liées aux dépenses de santé- enfin par des mesures financières nouvelles; celles-ci pourraient concerner -par exemple -les revenus exceptionnels tirés de la vente des cigarettes électroniques et la suppression des mesures "transitoires" d'accompagnement des buralistes, suppression déjà recommandée par la Cour des Comptes en décembre 2012.

Seuls seraient perdants les Laboratoires pharmaceutiques qui vendraient exclusivement des produits d'aide à l’arrêt du tabac.

 

Cet article a été rédigé par le RPT21.
Pour toute copie complète ou partielle il est indispensable d'en faire la demande.


Partager cet article ?

Envoyer un email Imprimer


Mots clés : , ,


Retour en haut de page ↑