Réseau Prévention Tabac de Côte d'Or - 4, Impasse aux charmes d’Asnières 21000 Dijon - 03 80 53 61 19 - contact@rpt21.fr

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Edito Novembre 2015
Le bateau ivre

Le 24 novembre 2015

Des évènements majeurs, dramatiques, viennent de mobiliser des foules immenses, indignées et solidaires, modifiant le programme des responsables de la Loi de Santé : ils ont probablement plus à faire que de s’occuper du tabac. Il a été évoqué le report de la Loi... Et si on profitait de ce délai pour réfléchir un peu ? Les chiffres sont là, répétés à l’envie : le tabac, c’est 78.000 morts par an, la 2ème cause de décès en France, un nombre de fumeurs des plus élevés en Europe, un coût annuel de 120 milliards d’euros, à la charge de la communauté, et 15 milliards de taxes. Les grandes lignes de la lutte contre le tabagisme sont connues depuis longtemps ; on en retiendra trois : " interdire la vente de tabac aux mineurs. Or chaque enquête faite auprès des buralistes montre les faillites de cette interdiction " interdire la vente de tabac aux mineurs. Or chaque enquête faite auprès des buralistes montre les faillites de cette interdiction. aider les fumeurs à arrêter : la démonstration est éclatante pour toute personne de bonne foi et qui veut bien s’informer. Les résultats de l’usage du " vapoteur personnel"  pour l’arrêt du tabac  sont impressionnants et ne permettent guère de réserves. Tout devrait donc être fait pour en faciliter l’usage. Or le constat est clair : tout est fait pour le contrarier. augmenter régulièrement et de façon significative le prix du tabac. Cette mesure, la plus simple et la plus efficace, mondialement recommandée, était promise pour janvier 2015. Or elle a été refusée par le gouvernement pour ne pas fâcher les buralistes… On est donc très loin des objectifs annoncés: "réduction du nombre de fumeurs à 10% dans dix ans".  On ne peut que partager l’opinion de Catherine Hill parlant de "politique-fiction" (Edito du 29 mai 2015). "A l'heure actuelle, les lobbys du tabac et Bercy définissent la politique des prix pour maintenir une large population de fumeurs et maximiser les profits". Un bateau à la dérive Empêtré dans ses contradictions, le gouvernement semble ne pas comprendre qu’il mobilise contre lui une quantité et une variété de professionnels de la lutte contre le tabagisme particulièrement compétents, qui savent ce que représente la souffrance du fumeur esclave de son addiction, rattrapé par ses retombées sanitaires, financières, psychologiques, et se retrouvant, une fois de plus, chez son buraliste... Profitons de ce délai, s’il existe, pour revisiter une Loi de Santé dont le volet "lutte [&hellip


Edito Octobre 2015
Qui connait vraiment le coût des drogues?

Le 20 octobre 2015

Parmi les multiples sujets de la Loi de Santé abordés et votés par les Sénateurs du 14 septembre au 6 octobre derniers, deux portaient sur les drogues : l’alcool et la lutte contre le tabagisme. Or trois jours avant le début de ces débats a été révélé un rapport de poids : "Le coût social des drogues en France" par P Kopp, économiste de renom. Il dit en substance à nos politiques "Prenez conscience du coût des drogues avant d’engager les dépenses publiques!" Quelques chiffres qui font peur Alcool et tabac, ces deux "drogues licites", coûtent chacun à la collectivité 120 Milliards (Mds) ; et 8,8 Mds pour les drogues illicites. Ce sont ainsi quelques 250 Mds, soit 1,1% du PIB, et près d’un tiers de notre déficit budgétaire. Effaçons-les par magie, cela permet à la France de rentrer dans la liste des "bons élèves", selon les critères exigés par Bruxelles. Méthodologie Ce rapport a été confié à P. Kopp par l’Office Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT). Il lui a fallu quatre ans pour rechercher, recueillir et valoriser toutes les données nécessaires à son travail ; cela explique le choix de l’année 2010. Ce document est rendu de lecture facile par un artifice : il présente toutes ses données, chiffrées ou non, en équivalent monétaire ; cette méthode, issue du rapport Quinet, recommandée en France pour les sciences socioéconomiques, permet d’accéder au coût de notions abstraites, et d’exprimer par exemple la qualité de vie ou la "valeur d’une vie perdue" (115.000 €). Quelle population ? " La prise en charge de ces addictions se fait aux dépends de la collectivité, donc de la richesse nationale". P.Kopp a retenu pour le tabac les 13,4 millions de fumeurs quotidiens, pour l’alcool les 3,8 millions de consommateurs "à risque", et pour les drogues illicites, 300.000 personnes. Le coût socio–économique a été établi dans ces trois catégories. Il cumule pour un individu donné, non seulement ce qui le concerne personnellement (soins par exemple), mais aussi tout ce qui, du fait de sa consommation de drogue, peut hypothéquer son existence dans son cadre de vie familial, et léser le milieu professionnel (médiocre accomplissement des tâches, nécessité d’un remplacement de poste ou de personnel etc...). La prise en charge de ces addictions, à laquelle il faut rajouter celle de la prévention et éventuellement de la répression, se fait aux dépends de la collectivité, donc de la richesse nationale. Elle contribue ainsi à son [&hellip


Edito Septembre 2015
La décision du gouvernement Anglais :
coup de tabac ou simple coup de vent ?

Le 2 septembre 2015

La déclaration du gouvernement britannique qu’il entendait mettre à la disposition de tous les fumeurs l’e-cigarette dès que possible a alimenté les gazettes dans notre pays, malgré un quotidien chargé ; pour l’instant, l’Etat se tait. Ce n’est pas un secret : depuis des années les Services de Santé Anglais s’intéressaient à cette question : pour faire baisser le tabagisme du pays, que vaut donc la cigarette électronique ? Leur décision relève de tout un travail en amont. Deux initiatives dont on se souviendra Parmi toutes les réunions publiques consacrées à ce sujet, on en retiendra particulièrement deux : Le "E-Cigarette Summit ", tenu au siège historique de la Royal Society de Londres, le 12 Novembre 2013 ; partisans, détracteurs ou hésitants, tous y étaient conviés: professionnels de santé de toute condition, législateurs et administrateurs, associations de lutte contre le tabagisme, y compris les vapoteurs, chercheurs, représentants de l’industrie et vendeurs de e-cigarettes ; parmi les orateurs, deux Français : Jacques Le Houezec, bien connu des associations de vapoteurs, qu’il conseille ; sa mise au point sur la nicotine  fut sans appel : elle est peu toxique, et responsable très partielle de la dépendance au tabac ; le 2ème orateur Français était Antoine Flahault qui démontra, chiffres à l’appui, les atouts de la e-cigarette, ses avantages sanitaires, sociaux et économiques, et les limites du "principe de précaution" mené jusqu’à l’absurde : "Qui prendra la question de la bonne santé et du bien-être des Français à bras-le-corps, en facilitant la promotion de la cigarette électronique chez le fumeur ? " La suite donnée à ce symposium s’est tenue à Manchester les 11 et 12 juin derniers, aussi riche que la première, et précédant de peu la déclaration officielle du Service de Santé Publique (Public Health England ). Parmi d’autres témoins de l’attention portée à la cigarette électronique Un "consensus parlementaire" : Même si on n’est pas toujours d’accord sur tout (usage de la e-cigarette dans les prisons, dans certains espaces publics, limitation de la publicité... etc), il apparait que le débat intéresse l’ensemble des partis politiques, qui sont attachés à dégager une position commune. Un geste spectaculaire : L’autorisation donnée par la Cour royale de Justice à Totally Wicked, le plus important vendeur de e-cigarettes du Royaume-Uni, d’attaquer devant la Cour de justice de l’Union européenne la validité de la Directive européenne sur les produits du tabac (DPT) votée en 2014. Totally Wicked considère que la DPT est néfaste pour la Santé Publique, paradoxale puisque elle impose aux fabricants des [&hellip


Edito Août 2015
De quoi meurt-on dans le monde ?

Le 23 août 2015

En décembre 2014, paraissait la plus remarquable enquête mondiale jamais réalisée sur cette question (voir ici), dont la Fondation Bill et Melinda Gates assurait l’ensemble du financement. Plus de 800 professionnels se sont mobilisés dans 188 pays, pour trouver des données fiables. On comprend les enjeux de tous ordres, internationaux, régionaux et locaux qui s’attachent aux résultats. Un bémol cependant : tous les pays ne sont pas équipés pour pouvoir répondre, même les plus grands ; un absent de taille : l’Inde ! (1,252 milliard d’habitants). Certes on s’en doutait : la mortalité néonatale est le fait des pays en voie de développement ; la maladie d’Alzheimer est évidemment une spécificité des pays riches, là où la longévité progresse. Question : En quoi la consommation de tabac a-t-elle une incidence sur ces causes de décès? Parce qu’on la retrouve à l’origine des principales maladies responsables de la mortalité mondiale, maladies cardio-vasculaires, bronchopneumopathies chroniques obstructives et cancer du poumon.  Le tabagisme est souvent la cause cachée de la maladie qui a été enregistrée comme la cause du décès. Au total, l’usage du tabac est responsable du décès de près d’un adulte sur 10 dans le monde. Appliquées à la France, que donnent ces précisions ? Les quatre plus fréquentes causes de décès, en chiffres arrondis, sont : les maladies cardiaques (84.000), les accidents vasculaires cérébraux ou AVC (49.000), les cancers du poumon (39.000) et les bronchopneumopathies chroniques obstructives ou BPCO (36.000). On le sait : le cancer du poumon est à plus de 90% lié au tabac ; à ce titre, il considéré comme le meilleur marqueur du tabagisme d’un pays. Les trois autres leaders sont, eux aussi, très liés au tabac. Le tabagisme est souvent la cause cachée de la maladie qui a été enregistrée comme la cause du décès. Pour les maladies cardiaques : le risque d'infarctus du myocarde est multiplié par trois pour les hommes, et par six pour les femmes. En matière d’AVC : le tabagisme multiplie le risque par 2. La principale cause de BPCO est à 80% liée à la fumée du tabac, par tabagisme actif ou passif. De sorte qu’il est facile de comprendre pourquoi, avec ses 73.000 décès prématurés annuels, le tabagisme représente dans notre pays la 2ème cause de mortalité. De quoi inspirer quelques réflexions à chacun, sur la façon dont on doit s’y prendre pour lutter contre cette peste, qui coûte en outre 47 millions à l’Etat, pour 15 millions de recettes. Faire la guerre [&hellip


Edito Juillet 2015
La France en vacances ?

Le 20 juillet 2015

Le sentiment du devoir accompli, partons l’esprit léger,  oublions nos soucis…Mais en matière de lutte contre le tabagisme,  la France tient–t-elle son rang ? Le dernier ‘’Baromètre santé’’ de l’Inpes recense 34 % de fumeurs en 2014 ; or nombreux sont les pays sous le seuil des 25 %. Que faisons-nous ? Il y a près d’un an (27/07/14) était dévoilé notre Plan cancer Son action 10.5 "Rationaliser l'organisation des moyens d'information et d'orientation des fumeurs qui souhaitent s'arrêter " ne donnait aucune information sur ce qui est pourtant la seule chance, considérée comme historique, de se débarrasser du tabagisme pour les pays qui l’utiliseront : la cigarette électronique.   Bien sûr, le sujet est suffisamment important pour que des initiatives issues de la nécessité aient permis par exemple la mise au point des normes AFNOR sur le matériel et les e-liquides des cigarettes électroniques, normes qui auront probablement valeur de standard européen. On peut (peut-être…) compter aussi sur la compréhension du Sénat, écoutant récemment le point de vue des associations de vapoteurs. Toutes ces initiatives seront-t-elles suffisantes pour rattraper notre retard sur le Royaume-Uni qui, grâce à la cigarette électronique, ne compte  plus que 20%  de fumeurs réguliers ?   Les obstacles sont faciles à identifier D’abord les cigarettiers : la cigarette électronique est en voie de leur appartenir ; ils peuvent compter sur le soutien intéressé du Réseau des buralistes Ensuite, tous les " bruits"médiatisés à outrance, induisant la confusion, expliquant que l’indice de confiance dans la cigarette électronique se détériore à chaque nouveau sondage d’un public désorienté, qui comme d’habitude, ne retient que le doute. la cigarette électronique : la seule chance, considérée comme historique, de se débarrasser du tabagisme En face, que trouvons –nous ? Une Ministre dont nous ne discutons pas le courage, arque boutée sur son "paquet neutre". Nous lui posons deux questions : > Est-elle soutenue pour son annonce d’augmentation du prix du tabac, mesure dont l’efficacité sur la consommation de tabac est unanimement reconnue ? (Action 10.7 : Utiliser les hausses futures du prix de vente des produits du tabac pour renforcer l'efficacité du programme). > A-t-elle déjà reçu les associations de vapoteurs pour se faire expliquer les fondamentaux de la cigarette électronique ? Ne se reconnait-t-elle pas dans les valeurs de la Démocratie 


Edito Juin 2015
Le tabagisme chassé de France par la cigarette électronique ?

Le 29 juin 2015

Quelles sont les caractéristiques et les évolutions récentes de la consommation de tabac en France métropolitaine ? Quel est le rôle de la cigarette électronique, nouvel acteur sur ce terrain ? En interrogeant plus de 15 000 personnes représentatives de la population française âgées de 15 à 75 ans, le Baromètre santé Inpes 2014 permet de faire le point. Dans un contexte morose vient-t-il apporter un peu d’optimisme ? Quelques questions essentielles en bref : Combien de fumeurs ? Dans cette tranche d’âge classique des 15-75 ans, ils sont 34% à se déclarer fumeurs ; chiffre stable chez l’homme (38%), en baisse chez la femme (24% de tabagisme régulier, contre 26% en 2010). Quelle consommation ? Elle est inchangée chez les fumeurs quotidiens : 13,5 cigarettes par jour (14,6 chez les hommes et 12 chez les femmes) ; elle baisse logiquement dans la population à bas revenus. Les tentatives d’arrêt ? Ils sont 29% à avoir fait une tentative d’arrêt dans l’année écoulée. En particulier parmi les 15-24 ans: 54% en 2014 contre 41% en 2010. Quant à l’envie d’arrêter chez les fumeurs quotidiens, elle reste stable (59,5%) Et la cigarette électronique ? On compte 3 millions de vapoteurs, dont la moitié vapote tous les jours A-t-elle changé les choses ? 98% des vapoteurs sont des fumeurs ou des ex-fumeurs. Les vapoteurs n’ayant jamais fumé sont l’exception Parmi les vapoteurs : 75% sont des fumeurs réguliers, 8% des fumeurs occasionnels ; 15% sont d’ex- fumeurs. Pourquoi vapote-t-ils ? Avant tout pour arrêter ou diminuer leur tabagisme Le sentiment d’être dépendant, le coût du tabac, la crainte pour la santé, viennent en tête ; puis sont cités la liberté d’usage, l’absence de risque pour l’entourage, un meilleur goût que celui de la cigarette de tabac ; la curiosité enfin, lors de l’initiation. Un quart des fumeurs n’ayant jamais utilisé la e-cigarette déclare vouloir l‘essayer. La cigarette électronique est-elle efficace ? "environ 400 000 personnes ont réussi à arrêter de fumer, au moins temporairement, grâce à la cigarette électronique" Pour diminuer ? Un vapoteur diminue en moyenne sa consommation de tabac de 9 cigarettes par jour ; ils sont 82% à penser que l’e-cigarette pourrait les aider à arrêter de fumer. Pour arrêter ? On peut considérer que parmi les 15-75 ans, soit environ 400 000 personnes, constitue une première approximation de la proportion de Français ayant réussi à arrêter de fumer, au moins temporairement, grâce à la cigarette électronique. Les résultats de cette première statistique française d’un organisme officiel réputé pourraient [&hellip


Edito Mai 2015
Programme National de Réduction du Tabagisme

Le 29 mai 2015

Avec persévérance notre Ministre de la Santé poursuit son Programme National de Réduction du Tabagisme, annoncé depuis deux années. Ses prises de position publiques, nombreuses et souvent risquées, l’ont mené comme un clairon partant à l’assaut en terrain découvert ; son souci est maintenant de savoir si les résultats seront au rendez-vous. Une démarche courageuse… et nécessaire. Les objectifs annoncés par notre Ministre sont les suivants: " Réduire le nombre de fumeurs de 10% dans 5 ans, descendre sous la barre de 20% dans 10 ans, et que les enfants qui naissent aujourd'hui soient dans 20 ans la première génération de non-fumeurs". La Direction Générale de la Santé a choisi ses experts. Parmi eux, Catherine Hill, épidémiologiste de réputation mondiale, qui a livré son avis, rendu public le mois dernier. Voici ce qu’en dit notre expert "Estimer l'impact potentiel d'objectifs que nous savons être inatteignables est un exercice de politique-fiction" "L’objectif est de réduire le nombre de fumeurs de 10% dans 5 ans". Voilà qui parait délicat au moment où toute une génération de jeunes filles qui fument vont venir chaque année rejoindre les rangs des fumeurs adultes; ce nombre ne peut donc qu’augmenter ; il rend ainsi irréaliste l’objectif suivant : "descendre sous la barre des 20% de fumeurs dans 10 ans", soit cinq ans plus tard… Nous partons de trop haut ! Il n’y aura pas d’augmentation du prix du tabac cette année On sait que cette augmentation, dans tous les pays qui la pratiquent, est la mesure majeure, la plus simple et la plus efficace pour diminuer la consommation, sous réserve qu’elle soit importante ; elle avait fait la preuve spectaculaire de son efficacité entre 1991 et 2004 ; malgré son annonce très officielle faite début 2015, elle n’aura pas lieu ;  notre Ministre qui s’est battue pour l’obtenir n’est pour rien dans cette annulation, venue de plus haut. Les fausses "craintes" de Bercy "Augmenter les prix, c’est diminuer la consommation, donc les recettes fiscales" a-t ’on entendu répéter. En fait le système de régulation des prix est si bien organisé que chacun y trouve son compte…Par contre est apparue début 2015 une modification du calcul des taxes : il en résulte un cadeau de l'Etat aux cigarettiers qui leur rapporte 90 millions… En échange de quoi ? Le point de vue des buralistes Malgré leurs bruyantes protestations souvent spectaculaires criant leur misère, et leur disparition annoncées, il apparait que leurs revenus officiels ont été multipliés par deux entre 1991 [&hellip


Edito Avril 2015
Le printemps à l’heure d’été

Le 30 avril 2015

Le Printemps semble avoir réveillé les énergies et fait fleurir quelques pousses ! Après le froid moscovite d’octobre 2014, la lutte contre le tabagisme s’offre le soleil des Emirats. La XVIème Conférence mondiale Tabac ou Santé Entre le 17 et le 21 mars l’OMS a tenu aux Emirats Arabes Unis sa Conférence à Abu Dhabi; sans craindre la pollution aux particules fines dont le taux est sept fois supérieur à celui qu’elle a fixé... Le thème de la cigarette électronique fut particulièrement développé le 20 mars, lors d’un Symposium d’une journée ; on comptait parmi les orateurs trois défenseurs bien connus de la cigarette électronique: - Konstantinos Farsalinos (Grèce) sur l’efficacité de la vape dans l’arrêt du tabac - Jean-Francois Etter (Suisse) : sur le phénomène du vapotage: un mouvement de consommateurs qui progresse - Deborah Arnott (Royaume-Uni), directrice de Action on Smoking and Health , en charge du débat de clôture du symposium ; on lui doit une remarquable étude sur le vapotage des jeunes, montrant qu’il s’agit presque exclusivement de fumeurs. En France, quelques évènements marquants L’enquête sur le vapotage scolaire de la Fondation du Souffle, qui confirme que pour l’essentiel les jeunes vapoteurs sont des fumeurs. " le vapoteur soucieux des autres, non gênant, discret et non intrusif " La charte du vapoteur Établie par deux associations françaises, Fédération Addiction et SOS Addictions, en collaboration avec Philippe Presles médecin tabacologue et l'AIDUCE, elle vise à “servir de base de dialogue au sein des entreprises”. Elle comporte neuf articles ; tous destinés à rendre le vapoteur soucieux des autres, non gênant, discret et non intrusif, respectueux de l’esprit de la loi (vapoter en l’absence de jeunes).  Le but est clair : pour peu que le règlement intérieur l’autorise, pouvoir vapoter dans un espace dédié dans l’entreprise, évitant ainsi la reprise de la cigarette de tabac lors des « pauses cigarette » en dehors de l’établissement, mélangé aux fumeurs… Les Normes AFNOR sur la cigarette électronique Ces normes étaient très attendues des vapoteurs inquiets de toutes les informations qui courent les médias concernant les modèles de cigarettes électroniques et les e-liquides ; ces derniers sont le plus souvent d’origine française. Dans un contexte hautement compétitif, les fabricants ont tout intérêt à se déclarer et se faire certifier très vite avant que ne s’impose en 2016 la Directive européenne sur les produits du tabac. Une troisième norme sur les contrôles des émissions de la vapeur émise doit paraitre en juin [&hellip


Edito Mars 2015
Le printemps des vapoteurs ?

Le 23 mars 2015

L’Académie Nationale de Médecine vient de donner son avis sur la cigarette électronique. Cette institution créée en 1731 rassemble des sages, dont on attend compétence et autorité. Constatant la diminution du tabagisme parallèlement à celle de la progression rapide du nombre de vapoteurs, et jugeant la toxicité des cigarettes électroniques   « à l’évidence infiniment moindre » que celle des cigarettes conventionnelles, elle recommande qu’elles soient « mises à disposition des fumeurs qui désirent évoluer vers l’abstinence ». Cette déclaration fera du bruit ; va-t-elle aller jusqu’à changer les choses ? Durant toute l’année 2014, on a pu observer toute une série de démonstrations hostiles à la cigarette électronique : la Directive Européenne, suivie par la Conférence des Parties de l’OMS en octobre 2014, aux conclusions alarmistes, en particulier sur les risques du vapotage passif ; la Food and Drug Nord-américaine (FDA) dont on connait les réserves, et dont les décisions sont très attendues, mais aussi la puissante American Heart Association. Bref, le contexte restait frais. Et pourtant… On le sent dans l’attitude des médias ; le temps n’est plus où un animateur jetait en pâture à un public hilare un partisan de la cigarette électronique ; on hésite un peu à disserter sur la dernière dépêche AFT annonçant avec un titre accrocheur une histoire « insolite », qui sera démystifiée dans les 24 heures. Là aussi, on prend le vent. Pourquoi ces changements ? on attend de voir si notre ministre, armée de son "paquet neutre" proclame toujours « Il vaut mieux vapoter que fumer » Le mérite en revient d’abord aux associations de vapoteurs, bien conseillés par des scientifiques de grande qualité ; reconnus dans leur rôle d’évaluation du matériel nécessaire à la vape, ils assurent l’information régulière et la liaison avec les autres associations de vapoteurs. Le corps médical lui aussi a évolué, d’abord au contact de fumeurs débarrassés de leur tabagisme, mais aussi par expérience personnelle : il est difficile de rencontrer un médecin fumeur qui n’a pas parfaitement réussi son sevrage en vapotant ! Dans ce contexte plutôt favorable, on attend de voir si notre Ministre, armée de son « paquet neutre » proclame toujours "Il vaut mieux vapoter que fumer. Tout ce qui peut aider les fumeurs à arrêter est bon à prendre, y compris la cigarette électronique." L’avenir le dira ; mais quand ? Crédit photo : Flickr / Nicolas_Gent


Edito Février 2015
Le tabac: les autres et nous

Le 2 mars 2015

Ce début d'année 2015 ne fut pas un long fleuve tranquille, avec son lot de morts violentes sur fond d'intolérance et de haine de l'autre. A côté de toutes ces victimes placées sur le mauvais chemin, il en est d'autres, prévisibles, programmées ; celles qui font partie du milliard de décès attendus à la fin de ce siècle, à inscrire au compte du tabac si rien de plus n'est fait. Arrêtons notre regard sur trois pays de ce vaste monde des fumeurs de tabac. Aux Etats-Unis Le tabagisme y atteint ses plus bas niveaux. On ne saurait s'en contenter. Que faire de mieux? Jamais les opinions n'ont été aussi variées, ni la situation aussi complexe, différente d'un Etat à l'autre, suivant qu'on est démocrate ou républicain, que l'environnement est industriel ou agricole, producteur de tabac ou non. Les grands principes, les "valeurs nord américaines" , justifient ces positions . " nous disposons d'un moyen de vous aider à arrêter de fumer ; mais il est interdit d'en parler " Au nom de la liberté. On autorise bien le port d'armes; alors pourquoi pas autoriser la cigarette électronique, y compris aux mineurs? Malgré les millions de vapoteurs, on ne lui connait toujours aucune victime! Le respect de l'air pur. Les premières réglementations remontent aux années 50. Ces préoccupations sont très présentes dans le discours: "avec la cigarette électronique, pas de tabagisme passif, dont on a nié si longtemps la nocivité". On proteste aussitôt: "Oser parler d'air pur devant un nuage de vapeur de e-cigarette? Vous vous moquez! Une vraie fourberie!". Le business avant tout. Valeur universelle, certes mais dont les américains sont des champions. Il est partout présent, visible ou masqué. Enfin les "lawyers". Conseillés juridiques en tous genres, rapprochant des interlocuteurs aux intérêts très opposés, par conciliabules et conciliations successives, pour finalement arriver à un compromis acceptable par tous. Encore quelques particularités Nord-Américaines Les cigarettiers sont partout, directement ou par personne interposée La célèbre Food and Drug Administration (FDA) ne sachant où placer la cigarette électronique, non prévue dans son classement, ayant constaté qu'elle contenait le plus souvent de la nicotine, lui a donné le statut de produit du tabac. C'est l'obliger ainsi à prouver la non toxicité et l'efficacité du matériel dans son ensemble; cela élimine de fait toute la concurrence des petits producteurs, tant le ticket d'entrée pour faire la démarche est élevé. Malgré le très haut niveau [&hellip



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