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Édito du 13 décembre 2017
difficile que vous n’ayez pas entendu parler du tabac

Le 13 décembre 2017

Parmi nos actualités nationales quotidiennes, mort d’hommes illustres, chômage, dettes de la France, résultats sportifs...que vous soyez fumeur ou non, il est difficile que vous n’ayez pas entendu parler du tabac... On n’en a jamais parlé autant ! C’est la fin du 2ème Moi(s) Sans Tabac. L’efficacité du premier n’est pas encore connue. On finit par garder en mémoire les 78.000 victimes annuelles, par cancer, en particulier du poumon, par insuffisance respiratoire, par maladies cardio-vasculaires, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral... C’est au point que William Lowenstein, président de SOS ADDICTIONS demande que le tabagisme devienne une grande cause nationale, à l’égal du SIDA et des accidents de la route, dont les victimes sont bien moins nombreuses... " les problèmes soulevés sous le ministère de Marisol Touraine et restés non résolus " Que fait-on en pratique contre ce fléau ? On fait beaucoup, avec peu de moyens : consultations gratuites, groupes d’aide à l’arrêt, proposés aux jeunes en milieu éducatif, aux entreprises, mobilisation et formation des professionnels de Santé, infirmières, sages-femmes... Le Pr Agnès Buzyn , notre ministre des Solidarités et de la Santé dont les responsabilités s’étendent aussi au domaine social et familial doit affronter des difficultés nouvelles ; citons l’intolérance au levothyrox, le débat européen sur le glyphosate, la polémique vaccinale très médiatisée avec ses 11 vaccins pour le nourrisson , le malaise hospitalier croissant, associant  " burn out ", suicides de personnels de santé divers, sur fond de déserts médicaux en progression...Sans compter les nombreux problèmes soulevés sous le ministère de Marisol Touraine et restés sous le tapis (Complète opacité des négociations sur le coût des médicaments, scandales de l’administration de maisons de retraite, essais thérapeutiques mortels...). " l’augmentation du coût à doses homéopathiques n’a donc pas pour but la diminution du tabagisme " Et l’augmentation du coût du paquet à 10 euros? Si l’idée est bonne en soi, on sait depuis des années que pour être efficace l’augmentation doit être importante et brutale. Le projet actuel étalant cette augmentation à doses homéopathiques de la fin 2017 jusqu’en 2020 fait perdre tout son sens à cette opération ; elle n’a donc pas pour but la diminution du tabagisme ; elle est purement financière. Elle encouragera simplement le recours aux filières illégales, et fera fumer différemment, en particulier du tabac à rouler plus toxique mais temporairement moins cher. Alors, place au pessimisme ? Il existe de très nombreuses bonnes volontés, associant compétences et dévouement, qu’on trouve chez les Professionnels de Santé, et [&hellip


Édito du 29 Septembre 2017
Temps variable, plutôt frais, virant à l’orage, ou simple coup de vent ?

Le 29 septembre 2017

En quelques mois, notre pays a vécu un événement comme il en a connu d’autres dans son histoire : l’élection improbable d’un nouveau Président au profil atypique, entraînant avec lui un cortège d’opinions instables : enthousiasme, espoir, doute, incrédulité, mépris, voire même haine… Dans l’ensemble, les gouvernements européens ont marqué leur intérêt. À l’international, on a semblé plutôt admiratif. Liberté, égalité, fraternité. Transformer une parole, un slogan, en une réalité quotidienne qui rende la vie plus facile et chacun plus heureux : il faut des compétences pour gérer le présent, organiser l’avenir, et aussi pour assurer une gestion financière, bien délicate à réaliser. Répartir le contenu d’une bourse plate... Notre nouveau ministre de la santé, Madame la professeure Agnès Buzyn, occupe ce poste à haut risque. Hématologiste et cancérologue réputée, elle a l’habitude des responsabilités, exercées à différents niveaux, dans des structures diverses. À peine arrivée, elle a été confrontée à de nombreux problèmes en attente, devant une opinion publique de plus en plus impatiente : polémique sur les vaccinations obligatoires, usage du cannabis, intolérance à un médicament à formule modifiée ; puis questions éthiques concernant le désir d’enfants, déserts médicaux, souffrance et inadaptation du milieu hospitalier (restrictions du personnel, épuisement des équipes, non remplacement d’un matériel obsolète), etc. La "Gouvernance" ne connait plus que le galop Nouvelle  stratégie nationale de santé Dans le même temps on aura remis à notre Ministre le rapport sur la nouvelle  "Stratégie nationale de santé ", rédigé par le Haut Conseil de la Santé Publique, soumis à débat public jusqu’à la mi-octobre avec décret prévu en décembre...S’inspirant de ses conclusions, la Ministre a défini, parmi les quatre axes de la "Stratégie " : prévention et promotion de la santé, et lutte contre les inégalités d’accès à la santé. La "Gouvernance" ne connait plus que le galop... Tout cela sur un fond d’actualités quotidiennes explosives, du terrorisme aux cyclones ravageurs du Golfe du Mexique et des Antilles, en passant par la Corée du Nord… sans oublier les réactions plutôt houleuses liées à l’application du nouveau Code du Travail. Où en est donc le tabagisme avec son coût exorbitant et ses 73 000 victimes annuelles ? "La France est le mauvais élève de l’Europe ".Fumer coûte cher au pays. Une évaluation des coûts directs et indirects liés au tabagisme faite en 2010 par P.Kopp montrait qu’il représentait plus de 2 % de notre PIB. Il insistait déjà sur la nécessité d’augmenter [&hellip


Édito du 28 Juin 2017
Avez-vous encore des soucis ?

Le 28 juin 2017

Le bateau France serait-il sorti de la tempête ? Si l’on en croit le baromètre… Six mois pendant lesquels les Français se sont vus exposés à des débats où s’affrontaient nos hommes politiques. Beaucoup, gavés et lassés, ont éteint leur poste. Il existe une grande uniformité dans les souhaits ; seuls les mots pour le dire sont différents. On veut tous une vie meilleure, non plus lutter pour survivre, mais pour vivre, en sécurité et en bonne santé. Alors rappelons-nous les dégâts du tabagisme, pour le fumeur comme pour son entourage. Il est ruineux pour l’individu : la consommation d’un paquet de 20 cigarettes par jour représente 2500 € par an. Il est ruineux aussi pour la communauté (rapport Kopp) dans une étude effectuée pour l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies L’ensemble de nos dépenses liées au tabagisme représente près du tiers de notre déficit budgétaire. Ce nouveau gouvernement a-t-il des projets pour lutter contre le tabagisme ? « On attendait de toutes ces mesures une diminution du nombre des fumeurs ; elle s’avéra minimale » Résumons ce qui a été fait par l’ancien ministre de la santé : Marisol Touraine. Aide à l’arrêt : meilleur remboursement des produits de substitution nicotinique. On se souviendra surtout de la promotion du fameux paquet neutre, cauchemar des buralistes, et de l’organisation du Moi(s) Sans Tabac en septembre dernier. On attendait de toutes ces mesures une diminution du nombre des fumeurs ; elle s’avéra minimale. Par quoi commencer ? « d’abord restaurer la confiance ; rencontrer les acteurs de terrain » D’abord par restaurer la confiance. Rencontrer les acteurs de terrain : nous disposons de tout un maillage associatif qui travaille en cohérence avec la Fédération Addictions ainsi qu’avec d’autres associations internationales intégrant le tabagisme. Ces acteurs sont en rapport étroit avec l'international, fédérés dans le réseau INNCO (International Nicotine Consumers Organisation). Puis reprendre les conseils de la Cour des Comptes qui a révélé bien des erreurs et des incohérences dans la lutte contre le tabagisme et donné des conseils, restés sans suite. Revoir les conditions de travail des professionnels de santé, des aides-soignantes aux médecins en passant par les infirmières, tout ce personnel soumis à un harcèlement institutionnel conduisant à l’épuisement et au burnout liés au manque de moyens ; on se rappelle les suicides de ces professionnels pour lesquels Marisol Touraine n’a pas eu le moindre message de compassion, de compréhension, de remerciements et [&hellip


Édito du 1 Avril 2017
Entre confusion et nostalgie ?

Le 6 avril 2017

Dans cette grande période de flou où se trouve la France, sous le regard amusé et goguenard des pays étrangers, que fait-on au ministère de Marisol Touraine concernant la lutte contre le tabagisme ? Elle avait accueilli avec enthousiasme ce problème de santé publique qui lui avait été confié par F. Hollande en Février 2014. Un projet ambitieux fut mis sur pied, le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT). A quoi pense-t-on en vidant ses cartons et en quittant les ors d’un ministère ? Tout en signant quelques décrets de dernière minute qui n’engagent pas l’avenir et qu’un prochain ministre pourra annuler, style TRUMP, sur quoi se baser pour se confirmer qu’on a bien agi ? Un marqueur: l’évolution de la consommation de tabac En février 2017, comparé au mois de février 2016 selon le "tableau de bord tabac " mensuel de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les ventes de cigarettes étaient en hausse de 2,5 %, et celles du tabac à rouler en hausse de 11,3%. Un autre marqueur : les ventes de traitements d’aide à l’arrêt du tabac Bien supérieures à celles de février 2016 (+29 %), elles permettraient d’évaluer à 50. 000 le nombre de fumeurs supplémentaires qui ont été traités. Conséquence probable de l’opération Moi (s) Sans Tabac et de l’élargissement des mesures permettant une meilleure prise en charge des substituts nicotiniques. Manquent des statistiques mensuelles de la consommation des produits du tabac et de la vape Le nombre de fumeurs 13,4 millions de fumeurs quotidiens, chiffre non modifié depuis les dernières évaluations, soit un taux peu flatteur comparé aux autres pays européens, en particulier au Royaume-Uni. Manquent en fait des statistiques mensuelles de la consommation des produits du tabac et de la vape, outils de surveillance épidémiologique indispensables et réclamés par tous. Quelques actions " Phare" Le paquet neutre, arme fétiche de notre Ministre, objet de négociation serrée avec les buralistes, pour leur éviter une augmentation du prix des cigarettes ; les autres pays sollicités n’ont pas actuellement voulu suivre la France dans cette démarche. L’opération Moi (s) Sans Tabac, en novembre dernier, très médiatisée. Elle sera bien difficile à évaluer, tant le nombre de participants est dépendant de leur déclaration, facultative, à Tabac Info Service, et dans l’ignorance absolue du devenir des fumeurs qui se seront abstenus de fumer à cette occasion. On estime qu’il faut en moyenne six tentatives au fumeur pour un arrêt définitif... Ce refus [&hellip


Édito du 8 Février 2017
Après le grand froid, le dégel ? Le moment de faire sa valise ? C’est aussi l’heure des bilans

Le 8 février 2017

Marisol TOURAINE, nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé le 16 mai 2012, s’est vue confier par le Président Hollande le 4 février 2014 le "Programme National de Réduction du Tabagisme" (PNRT). Femme instruite, dynamique, enthousiaste, grande habituée des débats publics, elle s’attaqua avec fougue à un adversaire de taille, responsable de plus de 78.000 décès annuels, du déficit de la Sécurité Sociale, d’un coût pour l‘Etat de 120 milliards par an, soit plus de 20% du PIB. Elle annonça d’emblée des objectifs élevés : le pourcentage de fumeurs en France sous la barre des 20% d’ici 10 ans ; dans moins de 20 ans, les enfants naissant aujourd'hui seront la première génération de non-fumeurs... Que retiendra-t-on de ce programme ambitieux? - Le paquet neutre. Ce fut un sujet majeur de discorde avec les buralistes, qui leur apporta en retour bien des compensations... Enfant chéri de Marisol TOURAINE, il a pour lui deux arguments : la fureur des cigarettiers à son encontre, du fait de sa haute valeur publicitaire, et la logique, puisque toute publicité pour le tabac est interdite! Ce fut un sujet majeur de discorde avec les buralistes, qui leur apporta en retour bien des compensations... Ils évitaient ainsi la hausse franche du prix du paquet, pourtant initialement prévue. - Le Moi(s) sans tabac Le "Stoptober" ayant fait ses preuves au Royaume-Uni, l’idée en fut reprise en novembre dernier. Tous les fumeurs furent invités à participer à ce programme, confié à des "Ambassadeurs" choisis par les Agences Régionales de Santé. L’évaluation de de cette action, très médiatisée, repose sur les déclarations volontaires des fumeurs auprès de Tabac Info Service , chargé de les comptabiliser. Malgré les moyens mis en œuvre, la réalité de l’arrêt, son suivi et surtout sa durée, seront d’analyse délicate. - Les "salles de shoot" le 17 octobre à Paris, le 7 novembre à Strasbourg. Dix ans après l’Allemagne et l’Espagne... Cela suffira-t-il à redorer le blason de notre ministre? Des décisions restées en rade le 22 février 2016 Marisol Touraine souhaite "une augmentation forte et significative" du prix du tabac avant la fin du quinquennat de François Hollande...On sait maintenant qu’elle sera limitée, et de peu d’effet sur la consommation. la prise en charge tardive et très sélective des médicaments d’aide à l’arrêt du tabac, puisque limitée aux seuls produits les moins coûteux, ceux de la substitution nicotinique. Si on reconnait au tabagisme le statut de [&hellip


Édito du 28 Novembre 2016
Gérer un ministère de la santé par la parole : une innovation

Le 28 novembre 2016

Quel que soit l’avenir de notre République, tous nos concitoyens se sentent concernés par celui de leur santé. Trois éléments sont à prendre en compte : l’enthousiasme et le dynamisme des professionnels de Santé ; la qualité de l’écoute des responsables de la Santé Publique ; le coût de la Santé. L’enthousiasme et le dynamisme des professionnels de Santé On ne fera rien sans eux. Enquêtes, sondages... se sont multipliés qui montrent que, quel que soit leur place dans la hiérarchie professionnelle et leur mode d’exercice, public ou privé... toutes et tous aiment leur travail et trouvent leur motivation dans l’amélioration de la santé de leurs patients; tous se désolent des contraintes croissantes, administratives et autres. Une sensation d’étau qui se resserre. Au point que certains décident de s’arrêter, voire de changer de métier, trop déçus de leurs conditions d’exercice. Mais renoncer à son idéal n’est pas chose facile. La qualité de l’écoute des responsables de la Santé Publique  La "démocratie participative", proclamée haut et fort, n’est pas au rendez-vous...Interpellé à maintes reprises par des structures associatives, notamment par celles qui sont en lien avec les Addictions, le Ministère de la Santé n’a pas daigné répondre. Or notre ministre a la parole facile. Elle est plutôt brillante à l’oral ; à toutes les questions dérangeantes, la réponse est simple et devenue quasi réflexe ces derniers temps: "Nos services y travaillent, et d’ici peu... ". Le coût de la Santé L’annonce faite par Marisol Touraine, de la diminution du déficit de la Sécurité Sociale, le si fameux "trou de la Sécu" en a étonné plus d’un, doutant des méthodes de calcul utilisées...Les restrictions budgétaires imposées aux établissements de Santé se sont vite révélées dangereuses pour les patients, retardant les diagnostics et les traitements. La sélection des patients "rentables", permettant une rotation plus rapide, le renvoi des plus nombreux, porteurs de maladies chroniques, souvent âgés, à un "Parcours de soins" pas toujours opérationnel, sont autant de dérives où l’hôpital a perdu sa vocation. Ces patients sont ainsi renvoyés à leur domicile sans qu’une solution satisfaisante ait pu être mise en place, irritant les proches et le médecin traitant. Une curieuse politique de la gestion des médicaments, où l’on paye des spécialités rares plus cher que dans d’autres pays, et où on continue à rembourser des médicaments "inefficaces et potentiellement dangereux" (Maladie d’Alzheimer, sur décision personnelle de la Ministre) contre l’avis de médecins spécialistes, qui demandent officiellement à leurs [&hellip


Édito du 28 Septembre 2016
Retour sur terre ?

Le 28 septembre 2016

Après les cocoricos olympiques, leurs joies et leurs désillusions, notre quotidien vous parait morose ? Vous avez le choix. La crainte des attentats, le camp de Calais, la crise du lait, les noyés de la Méditerranée, les tentes du Canal St Martin, le Code du Travail ...Qui dans ce contexte turbulent va encore s’occuper de la lutte contre le tabac et de ses 78.000 décès prématurés ? En cette période pré-électorale notre Ministre de la Santé n’est pas avare de déclarations, toujours imprégnées d’optimisme, nous promettant un avenir radieux. Ceci grâce à un programme de santé valable pour une décennie, à un virage numérique qui permettra le suivi à distance, l’interprétation et le transfert de données médicales ; tout cela dans un contexte de concertation avec le public et les professionnels de santé. La démocratie sanitaire et ses limites. Médecins, généralistes et spécialistes, publics et privés, pharmaciens, infirmières, hospitalières et privées, sages-femmes... tous ont vécu des déceptions concernant l’absence d’écoute et de prise en compte de leurs remarques. Le grand perdant : le patient, avec pour conséquence inévitable un énorme gâchis financier. Le programme anti-tabac de notre ministre n’a apporté aucune modification des indicateurs : nous restons parmi les mauvais élèves de l’Europe... Aucune des pistes proposées n’a été mise en œuvre : augmentation franche et régulière du prix du tabac ; facilitation de l’utilisation de la cigarette électronique. La dernière cartouche : l’opération "Moi(s)sans tabac". Heureusement, les addictologues voient plus loin! A l'exception du paquet neutre, seul rescapé du Programme national de réduction du tabagisme, nous serions tentés de nommer 2016 " Annus horribilis des addictions ". Pr Amine Benyamina


Edito 19 JUILLET 2016
L’humeur du temps  « chaotique et orageux » ? Ou « calme et ensoleillé » ? 

Le 19 juillet 2016

Au moment où cet éditorial devait être mis en ligne, un attentat venait brouiller ce ciel d’été, entrainant avec lui horreur, indignation, incompréhension... Pourquoi tant de haine ? Les membres du Réseau Prévention Tabac de Côte d’Or sont de tout cœur unis à la douleur des victimes survivantes et de leur famille. Pour qu’ils ne perdent pas l’espoir d’une vie meilleure.   Pour ceux qui ne seraient pas au courant, une compétition de football a eu lieu, qui a monopolisé pendant ces neuf dernières semaines l’attention des media. En dehors de cet évènement, qu’est devenue la lutte contre le tabagisme ? Le Premier Sommet de la Vape : 9 mai 2016 Organisé à l’initiative de Jacques LE HOUEZEC, du Pr Didier JAYLE et du Pr Bertrand DAUTZENBERG, il a réuni toutes les parties prenantes, scientifiques, politiques, associations, autorités de santé, fabricants et distributeurs, et usagers. Il s’est tenu au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Son objectif : faire le point sur l’ensemble des données actuelles sur la vape et réfléchir à son avenir. Le Pr Benoit Vallet, directeur général de la Santé, représentait Marisol Touraine. D’après le compte rendu publié par Jacques LE HOUEZEC : Six points font consensus 1. En utilisation normale, les émissions de la vape ont une composition au minimum 20 fois moins toxique que la fumée de tabac. 2. Les produits de la vape bénéficient de normes de qualité qui doivent rassurer les fumeurs. 3. La vape a très certainement permis à de très nombreux fumeurs d'arrêter ou de réduire leur consommation. 4. Les clefs du succès sont un matériel adapté au fumeur, des arômes plaisants, une dose de nicotine adéquate. 5. Pour les adolescents, l’e-cigarette apparait plus comme un concurrent du tabac que comme un produit d’initiation 6. Des études de suivi de cohortes de consommateurs sur le long terme sont nécessaires afin de confirmer les bénéfices qu’apporte le vaporisateur personnel. "C'est une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes". Pr Gérard Dubois représentant l'Académie de médecine Trois points restent l’objet de débats, principalement liés à la place du produit dans la société : 7. Les vapoteurs et de nombreux professionnels de santé demandent, comme l’ont fait les associations de vapoteurs du Royaume Uni, un signal fort et clair de la part de nos autorités sanitaires en faveur de la vape. 8. Alors que toute publicité sur le tabac est désavouée, on ne devrait [&hellip


Edito 23 Avril 2016
Temps instable, chaotique et orageux ? Ou brumeux, avec quelques éclaircies ?

Le 23 avril 2016

Trois mois après le vote de la Loi de Santé présenté avec enthousiasme par Marisol Touraine comme la Loi de la décennie, où en est-on du tabagisme ? Et cela, à quelques semaines du grand jury des Directives européennes qui doit juger notre projet ? Rappelons le constat fait en février dernier Le tabagisme avec ses 78.000 décès prématurés, qui surviennent souvent après des années de soins, représente la première cause de mort évitable ; il ruine le fumeur, comme il ruine le pays. Sommes-nous insouciants ? Apparemment non. Le "Programme national de réduction du tabagisme" (PNRT) annoncé par notre ministre comme ambitieux comporte effectivement des objectifs audacieux : Diminuer de 10% le nombre de fumeurs quotidiens d’ici à 2019 Passer en dessous de 20% de fumeurs quotidiens d’ici à 2024 Parvenir à ce que les enfants d’aujourd’hui soient les non-fumeurs de demain et qu’à partir de 2032 moins de 5% des jeunes de 18 ans soient fumeurs. Ces mesures choc sont articulées autour de trois axes d’intervention prioritaires : protéger les jeunes, aider les fumeurs à arrêter et agir sur l’économie du tabac. Quelques déclarations témoignent de l’ouverture d’esprit de ce programme : cette lutte est l’affaire de tous et chacun doit y participer ; la démocratie sanitaire s’impose ; les initiatives des pays étrangers sont les bienvenues et nous devons nous en inspirer. Il y a du travail à faire : avec nos 30% de fumeurs réguliers, nous sommes parmi les plus mauvais élèves européens...Présenté pour avis à Catherine Hill, épidémiologiste de référence sur le tabagisme, ce programme avait été aussitôt qualifié de  "politique fiction" : aucun des fondamentaux n’était modifié. Rappelons les trois axes d’intervention prioritaires du PNRT   Protéger les jeunes, cible privilégiée des cigarettiers Le paquet neutre est "l’arme de destruction massive" de notre Ministre Pour rendre les cigarettes moins attractives, d’abord  "l’arme de destruction massive" de notre Ministre : le paquet neutre ; c’est ensuite l’interdiction de fumer dans un véhicule devant un mineur, et dans les espaces publics de jeux dédiés aux enfants. L’interdiction de vente aux mineurs sera mieux contrôlée. Rien de bien neuf. Aider les fumeurs à arrêter : essentiellement en augmentant le remboursement des médicaments "anti-tabac", et le nombre de prescripteurs autorisés. On s’étonne de ne pas trouver là de référence à la e-cigarette, (en dehors de doutes émis sur son innocuité et son efficacité), en pleine contradiction avec l’exemple du Royaume Uni ; l’opinion de notre ministre ne parait guère influencée non plus par celle, [&hellip


Edito Février 2016
Allez-vous bien ? Optimiste ou pessimiste ?

Le 29 février 2016

Entre le drame des émigrants abandonnés, le traumatisme du Bataclan, la fronde des agriculteurs, la montée du chômage et celle de la précarité, que devient donc le tabagisme ? Pas de quoi pavoiser ! Le tabagisme augmente "nous sommes parmi les plus mauvais élèves européens" Pour la première fois depuis 2010, les ventes de tabac en France métropolitaine dans le réseau des buralistes sont en hausse : plus 1 % pour les cigarettes, qui représentent 80 % du marché, et plus 6,3 % pour le tabac à rouler. Certains y voient la conséquence de la désinformation qui entoure l’e-cigarette. Rendus méfiants, fumeurs et ex-fumeurs l’abandonnent pour revenir au tabac. Avec nos 30% de fumeurs réguliers, nous sommes parmi les plus mauvais élèves européens, loin derrière la Suède, qui consomme le SNUS, tabac non fumé, et loin derrière le Royaume-Uni, qui vapote. L’incroyable coût social du tabagisme Le rigoureux rapport confié à Pierre Kopp a chiffré le coût du tabac à 120 milliards d’euros par an. Qui paye ? Avant tout, le fumeur et la société en général, impactés par les conséquences du tabagisme. Quant à l’Etat, ses recettes principales sont tirées des taxes liées au tabac. Elles ne dépassent pas 14 milliards. Le rapport du Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) Ce programme inscrit dans le Plan cancer de La loi de modernisation de notre système de santé fait un constat : ça n’avance pas vite… Présenté le 14 février dernier à François Hollande par le Pr. Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer, il n’a pu faire qu’un état des lieux : des déclarations d’intention en voie de réalisation, telles l’adoption du paquet neutre, l’interdiction de fumer en voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans, ainsi que dans les espaces publics de jeux pour enfants, etc. Marisol Touraine a donc été reconduite dans ses fonctions Au même moment la Cour des Comptes présentait son rapport annuel sur le Programme national de réduction du tabagisme, soulignant " la contre-performance certaine… le temps perdu dans l’action publique …les mesures prises pas assez résolues.. ". Elle invitait  "à s’inspirer notamment de l’exemple britannique "… Tel un Vaisseau Amiral, armé de son redoutable Paquet Neutre, notre Ministre dirige de loin toute une flottille dispersée de mécontents de tous bords qui galèrent comme ils peuvent dans une mer agitée de vents contraires… Alors qu’à l’horizon se rapproche le nuage noir des Directives Tabac Européennes, qu’il va falloir appliquer en mai prochain et dont les [&hellip



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