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Cigarette électronique : « vapoter », c’est dangereux?

Cigarette électronique

Publié le 20 juillet 2013

Ces derniers mois, la cigarette électronique, dont le marché se développe de façon quasiment exponentielle dans le monde depuis des années, est apparue brusquement dans notre espace public comme un problème de société; 6 millions de personnes, essentiellement des fumeurs, l'ont essayé, et un million d'entre eux l'utiliseraient régulièrement; notre ministre de la Santé alertée s'est fait obligation, après enquête, à prendre des mesures concernant la limitation de son usage.

Faire le point ne peut être que provisoire, en fonction des sources d'information, considérables et d'origine diverse, qui enrichissent régulièrement le débat.

D'après de nombreux témoignages, l'accueil des consommateurs, presque exclusivement fumeurs, est enthousiaste; beaucoup diminuent leur consommation; certains s'arrêtent, parfois surpris de l'avoir fait sans effort; mais l'efficacité à long terme est bien sûr inconnue: comme dans toute conduite addictive, il n'y a pas d'outil "miracle".

D'un point de vue purement économique, tant pour le fumeur pauvre que pour l'Assurance Maladie, et au final pour l'Etat, le profit est loin d'être nul puisque le tabagisme coûte bien plus cher qu'il ne rapporte.

D'un point de vue purement économique, tant pour le fumeur pauvre que pour l'Assurance Maladie, et au final pour l'Etat, le profit est loin d'être nul puisque le tabagisme coûte bien plus cher qu'il ne rapporte.

Est-ce dangereux? À l'évidence, infiniment moins que le tabac: ni combustion, ni cancérigènes, ni monoxyde de carbone ; on ne connaîtra probablement jamais les risques potentiels liés au vapotage prolongé, tant les progrès, des appareils comme des produits utilisés, vont vite. La toxicité attribuable au "vapotage passif" est négligeable.

Les cigarettiers, prévoyants, ayant parfaitement évalué la menace, investissent déjà largement dans ce domaine, compensant la perte de leurs profits.

Évitons de nous couper du fumeur, s'il se trouvait surpris et déçu du manque d'intérêt et de la timidité du corps médical pour cette avancée ; des méthodes d'arrêt non orthodoxes, librement choisies, peuvent se montrer fort efficaces ; pour autant, rien n'empêche de proposer au fumeur d'associer, si nécessaire, des méthodes validées pour couvrir les autres dimensions de la dépendance tabagique, phénomène fort complexe.

Un cadre règlementaire est nécessaire, concernant en particulier le contrôle de traçabilité et de qualité de tout produit destiné à être inhalé; mais il faudra savoir adapter aux réalités le principe de l'application des mêmes règles, instaurées pour le tabagisme, à la cigarette électronique, concernant la vente aux mineurs et le vapotage dans l'espace public, pour l'instant interdits.

N'encadrons pas trop étroitement et tardivement, et probablement sans succès, une pratique qui continuera à prospérer sans égard pour les recommandations officielles, au risque de se voir reprocher par la suite les centaines de victimes qu'on aurait pu éviter…

Voyons si nous n'avons pas trouvé là un allié, même mobilisé par des intérêts qui n'ont rien à voir avec ceux de la Santé Publique !

Cet article a été rédigé par le RPT21.
Pour toute copie complète ou partielle il est indispensable d'en faire la demande.


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