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Articles de la catégorie "Infos fumeurs"

Un printemps trop précoce, ou un coup de froid sibérien ?

Le 29 février 2016

Les résultats de la lutte contre le tabagisme qui ne bougent pas: pas de progrès, comme si toutes les ressources étaient épuisées. Que nous manque-t-il donc, là où d’autres pays réussissent ? Où sont nos erreurs ? Les derniers commentaires de la Cour des Comptes ont souligné des objectifs très ambitieux, qualifiés de " politique fiction"  par l’épidémiologiste Catherine Hill. Voyons leurs conseils. Augmenter le prix du tabac, de façon franche, et régulière, recommandation très ancienne de l’OMS C’est mettre le nez dans un fonctionnement particulièrement obscur, où chacun trouve son avantage : le fisc, les cigarettiers, les buralistes ; la dernière augmentation, programmée en janvier 2016, a été abandonnée, possiblement en échange du paquet neutre, mesure phare de notre Ministre. Un bon point : il est demandé que dorénavant la Santé soit présente lors des décisions de modifications des prix. Suivre l’exemple des pays qui ont réussi Le 19 août 2015 le Service de Santé Publique britannique le reconnaissait officiellement : les cigarettes électroniques sont très efficaces et nettement moins dangereuses que les cigarettes de tabac. Le taux d’arrêt des vapoteurs sans reprise du tabac est, après celui de l’Irlande (24%), le plus élevé d’Europe (21%).Aussi, prescrire l’e-cigarette à tout fumeur est recommandé. Deux enquêtes confirment l’efficacité de l’e-cigarette pour l’arrêt du tabac L’une, française (INPES), estime que l’e-cigarette a aidé 400.000 fumeurs à arrêter. L’autre, européenne montre qu’après élimination des simples expérimentateurs, six millions de citoyens européens ont arrêté grâce à la vape. Mais la toxicité ? Les normes AFNOR rendues publiques en mars 2015 Elles ont été élaborées en concertation avec l'ensemble des parties prenantes du secteur : différentes associations de vapoteurs (Fivape, Aiduce), des représentants des cigarettiers, sous la présidence du Pr B Dautzenberg. Deux normes, XP D90-300-1 (pour le matériel) et XP D90-300-2 (consacrée aux e-liquides), ont vocation à servir d’exemple aux normes européennes. Elles sont à la disposition des fabricants, fournisseurs, distributeurs. A eux de prendre la responsabilité de s’y conformer avant que la Directive Européenne sur les produits du tabac ne les y oblige en mai 2016. Que pense notre Ministre de l’e-cigarette ? "N’a-t-elle pas dans son entourage un vapoteur pour lui expliquer l’objet, son utilisation, et ce qu’on peut en attendre ? " Après avoir déclaré à plusieurs reprises que la gravité du tabagisme justifiait de " faire flèche de tout bois"  elle a multiplié les interdits, suggérant que la vue d’un vapoteur incitait à fumer, et que le vapotage lui-même ouvrait la porte au tabac [&hellip


Histoire de fumeur : cas clinique n°3

Le 31 octobre 2014

Ici vous trouverez des histoires courtes vécues par des professionnels ayant accompagné des fumeurs dans leur démarche. Elles invitent à la réflexion... Avoir des enfants ferait-il fumer ? Noémie, secrétaire à mi-temps dans une entreprise, est mère de deux petites filles de 5 et 7 ans. Fumeuse de longue date, elle consomme 30 cigarettes par jour. Sous la pression de son mari, ex- fumeur récent, et en prévision d'une intervention chirurgicale, elle souhaite arrêter sa fume. Elle décide de se faire aider. Une histoire de tabagisme atypique Lors de l'entretien avec un tabacologue psychothérapeute, elle précise avoir commencé au lycée, comme ses amies, puis poursuivi à la Faculté de Droit: 10 à 15 cigarettes / jour. Elle y a connu son mari, fumeur comme elle. Elle a diminué sans pouvoir arrêter durant ses deux grossesses. Tandis que son mari s'arrêtait "à cause des enfants", paradoxalement sa propre consommation s'est majorée. Elle fume au domicile en l'absence de ses filles, mais toujours sur le balcon quand elles sont là "pour ne pas les intoxiquer". Elle fume tôt le matin avant de les accompagner à l'école et de se rendre au travail. Elle y fait deux "pauses-cigarette" dans un espace prévu à cet effet par l'entreprise; puis elle reprend la cigarette dans sa voiture et va continuer à un rythme soutenu à domicile ; elle dit ralentir dès que ses filles rentrent de l'école; puis elle retrouve son rythme habituel le soir, quand ses filles sont couchées. Le tabacologue lui demande de faire, pour leur prochain rendez-vous, la liste de toutes les cigarettes fumées, en en précisant l'heure et les circonstances. Lors de cette deuxième consultation, en étudiant la liste, il apparait que Noémie fume d'avantage quand ses filles sont présentes. Etonnée, elle explique qu'en fait elle prend "une bouffée d'oxygène" en allant fumer sur le balcon. Réflexions sur ce tabagisme Noémie n'a pas une totale conscience de sa consommation de tabac, de ses conséquences, surtout familiales. Le couple est menacé. L'éducation des enfants est assurée par le père seul qui sait dire non quand cela est nécessaire et juste. Noémie prend conscience alors qu'elle se réfugie sur le balcon pour se soustraire aux multiples sollicitations de ses filles; les cigarettes sont pour l'essentiel des cigarettes "prétexte", au motif de ne pas les intoxiquer. La discussion qui s'en suit lui permet d'évoquer ses difficultés dans l'éducation de ses filles, et son incapacité [&hellip


Histoire de fumeur : cas clinique n°2

Le 31 octobre 2014

Ici vous trouverez des histoires courtes vécues par des professionnels ayant accompagné des fumeurs dans leur démarche. Elles invitent à la réflexion... Cas clinique N°2 UN PAQUET DANS LA POCHE: est-ce bien raisonnable? Juliette, 36 ans, célibataire, mais ayant un ami fumeur, est infirmière hospitalière. Très compétente et efficace, c'est une "meneuse". Un statut de leader que personne n'ose lui contester. Elle fume depuis 20 ans; 30 cigarettes par jour, dont plus de la moitié pendant ses heures de travail. Mais fumer coûte cher et n'a pas trop la cote à l'hôpital: Juliette y est sensible. Après plusieurs tentatives infructueuses sans soutien, médicamenteux ou autres, elle veut à nouveau arrêter. La consultation de tabacologie Un rendez-vous discret est pris avec un tabacologue hospitalier, qui apprécie le niveau élevé de dépendance, la motivation sérieuse, et résume ainsi le désir de Juliette "Vous voulez arrêter seule, sans gadgets. Mais vous avez peur de l'échec et plus encore peur du regard des autres, s'ils l'apprennent. Pourquoi alors les informer?" Pour ce faire, Juliette va garder un paquet de cigarettes bien visible qui lui permettra à la fois de gérer sa peur du manque et de camoufler son travail de sevrage. Elle évitera ainsi les éventuelles propositions malicieuses: "Tu en veux une?". C'est donc un défi, risqué, qu'elle se lance. Les suites Trois semaines plus tard, Juliette déclare que le "pari" est gagné; le paquet est intact; plus forte que l'addiction! Elle attribue tout naturellement ce succès à sa "volonté"; avis qui sera probablement partagé par un entourage admiratif. Réflexions Passer de 30 cigarettes quotidiennes à zéro, sans aide: la marche est bien haute… Juliette a des atouts : son haut degré de motivation; sa maturation, qui ne date pas d'hier: dans sa tête, elle était déjà prête. L'échec possible a été dédramatisé par le professionnel :"C'est un contrat avec vous-même. Ouvrir le paquet ne signifiera pas que vous n'avez pas progressé!" Attention cependant : Juliette, très fière d'elle, risque d'expliquer à d'autres en tentative d'arrêt l'importance de conserver un paquet de cigarettes pour apaiser les craintes liées au sevrage. Or on conseille évidemment toujours au fumeur de mettre toute cigarette hors d'atteinte, la sienne comme celle des autres, tant est obsédante en cas de dépendance forte l'envie d'en griller une. Méfiance, donc : le cerveau des addictions a d'autres outils… et les fumeurs "volontaires" ne réussissent pas mieux que les autres! Seul l'avenir dira [&hellip


Cigarette électronique : faire de la nicotine une alliée ?

Le 27 février 2014

Les témoignages des vapoteurs , qu'on les retrouve sur leurs forums ou qu'ils vous le déclarent de vive voix sont suffisants pour vous convaincre qu'il se passe quelque chose au Royaume de la Tabagie; pourquoi et comment ça marche? Mais qui vapote? Les vapoteurs sont avant tout des fumeurs, plus rarement des ex-fumeurs; les non fumeurs sont encore plus rares; ceci est vrai, tant pour les adultes que pour les jeunes; pour ces derniers, quand ils sont non-fumeurs, il n'existe actuellement aucune preuve que le vapotage les amène à fumer. Ainsi, globalement, la cigarette électronique est essentiellement utilisée pour arrêter ou diminuer son tabagisme; elle n'apparait donc pas comme une porte d'entrée vers le tabagisme mais bien plutôt comme une porte de sortie. Plusieurs enquêtes françaises sont en cours, dont une à l'initiative de la Fondation du Souffle; il est peu vraisemblable qu'elles contredisent les enquêtes internationales. Le rôle de la nicotine, ou comment ça marche? La nicotine provoque le relargage de dopamine; ce neurotransmetteur est associé au "plaisir" ; il apparait en présence de toutes les substances dites psychoactives: cocaïne, amphétamines, héroïne…; la recherche compulsive de ce plaisir conduit à la dépendance. Ce schéma simple a ses limites, non discutées ici. Le rôle du pH de la fumée de tabac La cigarette électronique n'apparait pas comme une porte d'entrée vers le tabagisme, mais bien plutôt comme une porte de sortie Plus la pénétration de la nicotine dans le cerveau sera rapide, plus l'addiction est à craindre ; cette rapidité dépend du pH de la fumée de tabac ; s'il s'agit de tabac blond, le plus fumé, au pH bas, il faut au fumeur tirer fortement sur la cigarette pour gagner le poumon profond ; en quelques secondes, la nicotine atteint alors le cerveau; cette pratique est la plus addictive; à l'opposé, pour le tabac brun traditionnel, au pH plus élevé, et comme pour le tabac à pipe ou le cigare, l'absorption se fait au niveau de la muqueuse buccale, très aisément; pas besoin d'inhaler; mais la progression jusqu'aux récepteurs cérébraux est alors beaucoup plus lente. Et la cigarette électronique, pourquoi ça marche? Parce qu'elle fournit rapidement au cerveau la nicotine dont il a besoin. Après avoir tiré une bouffée sur la e-cigarette, la rapidité d'accès au cerveau dépend de facteurs multiples: concentration de nicotine dans la vapeur, mal corrélée avec celle de la recharge utilisée, nombre et profondeur des [&hellip


Financement de la sécurité sociale 2014 : les fumeurs concernés ?

Le 29 septembre 2013

D’après le projet de loi de financement de la sécurité sociale, présenté par Marisol Touraine le 26 septembre dernier, notons deux propositions qui peuvent intéresser les fumeurs : le meilleur remboursement des substituts nicotiniques pour les jeunes de 20 à 25 ans ( la classe d’âge où on fume le plus )et l’amélioration de l’accès à ces produits que les sages-femmes pourront prescrire à la femme enceinte mais aussi à son conjoint.  pas de taxes prévues sur la cigarette électronique : reviendrait-elle en grâce ? à suivre donc


La cigarette électronique est-elle un médicament contre le tabagisme ?

Le 15 septembre 2013

Voilà qui ne simplifierait pas les choses… En France et en Europe, l’évaluation de données du dossier d’AMM(Autorisation de Mise sur le Marché) qui garantit la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments est effectuée selon des procédures d’accès au marché définies très précisément dans la réglementation européenne. En pratique, cela voudrait dire valider la cigarette électronique par des études longues et coûteuses, à répéter après chaque modification, même minime, du matériel et de ses composants; or ils sont sans cesse en évolution car soumis à la concurrence acharnée des marques, au bénéfice du consommateur. La vente, comme pour tout médicament dans notre pays, se ferait alors exclusivement en pharmacie. Ce frein formidable à la diffusion de la cigarette électronique réunirait donc paradoxalement dans le même camp des professionnels de santé, et le lobbying très actif des industriels du tabac… Il faut donc conserver à la e-cigarette son statut de "produit de consommation courante" soumis à des règles existantes, et si nécessaire encore plus rigoureusement appliquées. On connait la très faible toxicité potentielle des vapeurs des cigarettes électroniques par rapport à la fumée des cigarettes de tabac. On sait par ailleurs que nombre de fumeurs diminuent ou arrêtent leur consommation de tabac. Si l’on ne fait rien, de nombreux fumeurs mourront de leur tabagisme avant que des études (mais les quelles?) aient innocenté la cigarette électronique… Comment sortir de ce dilemme, compliqué encore dans la CEE par des prises de position et des législations nationales variées qui vont jusqu'à interdire la e-cigarette ? Prudemment, le Parlement Européen a décidé de repousser d'un mois le vote des députés sur la Directive tabac. Pendant ce temps les vapoteurs se mobilisent, et rappellent à tous que ce sont aussi des électeurs; ils sont devenus maintenant plus nombreux que les chasseurs…


Les images « gore » sur les paquets sont-elles efficaces ?

Le 10 septembre 2013

En France comme dans de nombreux pays, suite à l'interdiction de la publicité pour le tabac, le packaging est devenu le seul support de communication disponible pour les cigarettiers. Depuis 2011, suivant les recommandations de l'OMS, les paquets de cigarettes comportent au dos des photos associées à leur message sanitaire, et au recto un slogan simple: "Fumer tue" ou "Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage". Est-ce efficace, en particulier chez les jeunes? Selon une étude britannique du 5 septembre dernier (Tobacco Control) le résultat est mitigé; l'étude réalisée en 2008 et répétée en 2011 a concerné un millier de jeunes âgés de 11 à 16 ans, en grande majorité non fumeurs; les images n'avaient quasiment aucun impact sur les fumeurs réguliers; mais les non-fumeurs et les fumeurs occasionnels étaient nombreux, plus encore en 2011 qu'en 2008, à les trouver dissuasives. Pour un fumeur régulier le fait de déclarer qu'il "ne fait plus attention à l'image" et qu'il "ne la regarde même pas" traduit souvent le malaise qui précède l'envie d'arrêter même s'il doit en en rester là. Peut-on faire mieux? Le paquet "neutre" ou "standardisé" Depuis le 1er décembre 2012 tous les paquets de cigarettes vendus en Australie ont désormais la même apparence : couleur vert olivâtre sombre: disparition du code couleur (bleu pour les "light") et taille identique: plus de paquets allongés aux couleurs douces conçus pour les femmes une image "choc" occupant 50% de la face, surmontée de son message sanitaire écrit en caractères standardisés, comme le nom de la marque, placé sous l'image. Par comparaison avec un paquet normal, des cigarettes identiques une fois emballées dans un paquet neutre sont trouvées moins agréables au goût, et jugées plus dangereuses pour la santé. Les testeurs sont des fumeurs, adolescents et adultes des deux sexes.   Le paquet: un objet "jeune" Le jeune qui commence à fumer ne recherche pas tant une première bouffée qui fait tousser qu'un signe de "classe", qui facilite son intégration et le valorise aux yeux de tous, comme le dernier vêtement ou le gadget électronique à la mode; les cigarettiers le savent : le paquet peut jouer ce rôle; mais pas le paquet neutre…La recherche de l'estime de soi doit passer par d'autres valeurs... faire peur, culpabiliser, voire humilier n'est pas une garantie d'efficacité. Qu'en pensent les cigarettiers? "Attaquer l’apparence d’un produit peut affecter les ventes et sérieusement mettre [&hellip


Histoire de fumeur :
cas clinique n°1

Le 8 septembre 2013

Ici vous trouverez des histoires courtes vécues par des professionnels ayant accompagné des fumeurs dans leur démarche. Elles invitent à la réflexion... Cas clinique N°1 Pierre, 57 ans,  personnage charismatique Pierre, 57 ans, responsable et animateur d’une MJC, personnage charismatique, grand communicateur, est très gros fumeur, de très longue date. N’ayant jamais arrêté, il se trouve confronté à la législation dans une structure sans tabac, et en porte à faux dans le rôle d’exemplarité qui devrait être le sien ; il demande de l'aide pour s'arrêter de fumer. Le tabacologue évoque avec lui sa participation à un groupe d'aide à l’arrêt du tabac, pour qu'il puisse bénéficier par les échanges d'expérience de la dynamique et du soutien d'autres fumeurs. Pierre demande le temps de réfléchir. Lors de la 2ème consultation, il déclare : "l’équipe qui m’entoure fume aussi ; je pense que je vais accepter votre proposition d’être l'animateur de ce groupe". Plusieurs réflexions  : on assiste à une sorte de déni de ses propres problèmes et à une fuite devant la réalité : or c’est ici lui qui est en cause,  ce ne sont pas les autres. Pierre tient à ne pas sortir de son statut: c’est la vedette. dans le cas de Pierre, les probabilités d'arrêt sont faibles, s'il n'y a pas de prise en charge psychologique pour remise en question du personnage derrière lequel il s'abrite. la démarche de Pierre est totalement différente de celle, par exemple, des Alcooliques Anonymes : ces personnes sont sorties de leur addiction ; elles sont devenus abstinentes ; elles décident alors modestement d'aider les autres, en partageant avec eux leur expérience. Epilogue : C’est sans surprise qu'on ne revoie plus Pierre à la consultation; il ne donne pas de nouvelles, même sollicitées par courrier et par téléphone.  


Cigarette électronique : quand 60 Millions de Consommateurs dérape…

Le 28 août 2013

L'article paru dans 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS, N° 485 de septembre 2013 vient de jeter le trouble sur un fait qu'on pensait bien établi, de façon non seulement hexagonale mais largement admise en Europe (Royaume Uni en particulier ) et aux EU (Food and Drug Administration) : la cigarette électronique est beaucoup moins nocive que la cigarette conventionnelle. Or, nous dit 60 MILLIONS, à la suite des résultats de son "approche originale", les Pouvoirs Publics devront désormais tenir compte des risques intrinsèques liés à l'inhalation des vapeurs des E-cigarettes ainsi que des incertitudes sur son usage à long terme. Le Pr. Louis Jeannin réagit: Cette déclaration a fait grand bruit, venant d'une revue que j'apprécie pour sa vision éthique et écologique des problèmes que rencontre le consommateur. J'ai personnellement adressé aussitôt au Rédacteur en chef de 60 MILLIONS la mise au point suivante: D'après de nombreux témoignages, l'accueil des consommateurs, presque exclusivement fumeurs, adultes ou jeunes, est enthousiaste; beaucoup diminuent leur consommation; certains s'arrêtent, parfois surpris de l'avoir fait sans effort; mais l'efficacité à long terme est bien sûr inconnue: comme dans toute conduite addictive, il n'y a pas d'outil "miracle". Quelles sont donc les découvertes de 60 MILLIONS? Le fait d'avoir pu trouver dans certains kits des molécules potentiellement cancérigènes, "à des taux qui flirtent parfois avec ceux des cigarettes conventionnelles", pouvant contenir du formol, polluant de l'air intérieur, de l'acétaldéhyde, de l'acroléine ainsi que "des métaux potentiellement toxiques", à l'état de traces. Mais cela doit-il faire conclure qu'en vapotant on troque un produit toxique, le tabac (73.000 morts/an, dont environ 25.000 cancers des voies aériennes), pour un autre, la cigarette électronique, avec le même taux de risque ? Sûrement pas! Le fait que certaines étiquettes soient trompeuses : c'est regrettable; pour autant, trouver une teneur en nicotine à 10 mg/ml alors qu'elle est affichée à 16mg, cela rend-t-il le produit plus toxique? Le consommateur s'ajustera à son besoin, comme il le ferait s'il utilisait un inhalateur de nicotine vendu en pharmacie. Heureusement des mises au point-assez claires et fermes- sur les principales chaines de TV ont réaffirmé qu'il vaut mieux vapoter que fumer… Bien sûr, un cadre règlementaire est nécessaire, concernant en particulier le contrôle de traçabilité et de qualité de tout produit destiné à être inhalé; il est prévu. L'intérêt des différentes marques, dont la concurrence est féroce, va dans ce sens. En définitive, que ressort-il de [&hellip


« Avez-vous peur de votre cigarette? »

Le 21 août 2013

Faire peur, est-ce efficace? Des mesures spectaculaires prises par différents pays imposant sur les paquets de cigarettes l'inscription de slogans et d'images-choc jouent sur la peur; l'efficacité de ces mesures qui interviennent rarement seules est d'évaluation difficile. L'information et la "dé-normalisation" du tabac dans ces 50 dernières années ont été suffisantes pour que chacun soit conscient du "risque de maladies graves" liées au tabac; bien sûr pour le fumeur dépendant cela ne suffit pas à provoquer l'arrêt; mais qui ignore le risque sanitaire? Y a-t-il encore des fumeurs "heureux", véritablement "non concernés" par les dangers du tabac? Certes il existe des fumeurs occasionnels, peu exposés au tabagisme, qui fument en empruntant une cigarette à l'ami fumeur ; d'autres sont fumeurs de pipe qui, allumée ou pas, ne les quitte jamais. Les arguments sont souvent les mêmes, faisant référence à son environnement: "Mon grand père…Mon voisin… est mort presque centenaire; or il fumait tous les jours" C'est ignorer qu'à 85 ans, 33% des non fumeurs sont encore en vie, alors qu'il ne reste que 8% des fumeurs. Pariez-vous toujours sur l'exception? Par contre, 80 % des fumeurs désirent s’arrêter; parmi eux, plus d’un tiers a fait une tentative sérieuse dans les 12 derniers mois. Les autres sont souvent dans le déni: " Je ne veux pas savoir" la peur ne suffit pas à provoquer l'arrêt Mais pourquoi? Par peur… Ainsi le fumeur se trouve-t-il dans une ambigüité fondamentale, basée sur le sentiment désagréable d'un comportement qu'il sait non souhaitable, nourri par un sensation lancinante de culpabilité. Comment sortir de là? Il faut juste avoir le courage et la simplicité de se faire aider par un professionnel qui vous accompagnera dans cette démarche, sans jugement, comme un ami sur qui s'appuyer dans une traversée difficile. Avec lui vous débrouillerez ce sentiment d'inconfort: De quoi sont faites ces peurs? la peur de perdre le soutien de la cigarette quand elle marque tous les instants de votre vie : la pause, l'attente, le changement d'activité, le coup de "blues" la peur d'un nouvel l'échec lors d'une tentative d'arrêt la peur de la reprise après quelques semaines ou mois d'efforts répétés la peur de revivre une expérience pénible: "J'ai pris 10 Kg que je n'ai jamais perdus" ou " Je ne dormais plus; j'étais à crans; j'étais odieux avec tout le monde" La peur de donner le mauvais exemple La peur de faire du mal [&hellip



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