Réseau Prévention Tabac de Côte d'Or - 1, rue Nicolas Berthot - 21035 Dijon Cedex - 03 80 63 68 36 - contact@rpt21.fr

Articles de la catégorie "Cigarette électronique"

Tabagisme: les enjeux actuels

Le 27 février 2015

On le sent bien, la lutte contre le tabagisme manque de souffle; il y faut du sang neuf. La cigarette électronique peut-elle être ce moyen de passer l'obstacle? Certains y croient. Pourquoi? La cigarette électronique: toxique? Quelque soit maintenant l'autorité qui s'exprime, la réponse est la même : "moins toxique que le tabac"; avec des nuances, bien sûr …  La cigarette électronique: efficace pour arrêter? Même si on a à faire à un vapoteur enthousiaste, cela reste à prouver; les preuves scientifiques manquent encore de vigueur. "le clan des opposants , comme un iceberg à la dérive…va-t-il fondre avec la brise printanière?" Une initiative intéressante est relayée en France par Jacques Le Houezec dont on verra les détails ici; elle implique le vendeur et bien sûr le fumeur. http://jlhamzer.over-blog.com/ L'analyse des résultats est facile quand ils sont positifs; en cas d'échec, partiel ou total , il faut pouvoir l'expliquer, et y remédier. Cela demande une double compétence, celle d'un professionnel de santé qui connait la tabacologie et celle du vendeur qui conseille sur le matériel. Jacques Le Houezec propose sur son site de former les deux. Les progrès du matériel La cigarette électronique marche; encore faut-il pouvoir s'en servir! Certains vapoteurs sont rebutés par la complexité du matériel, et abandonnent. Or les progrès sont permanents : des e-cigarettes plus légères, plus simples à utiliser, plus fiables. La cigarette électronique : l'intérêt de tous Pour le fumeur : troquer un produit mortel une fois sur deux pour un autre "infiniment moins toxique" avec beaucoup plus de plaisir, et sans la culpabilité rampante qui accompagne le consommateur de tabac. Puis faire des économies Pour le vendeur: avoir un client satisfait; même s'il abandonne la cigarette électronique dont il n'a plus besoin, c'est un vecteur de publicité extrêmement efficace s'il est entouré de fumeurs Pour les finances publiques: la Sécurité Sociale y trouve son compte; quant à Bercy, il sait combien lui coûte le tabagisme, bien au-delà de ce que lui rapportent les taxes: la Cour des Comptes est ici pour le rappeler! Pour l'employeur enfin: un salarié disponible, satisfait, une fois mis au point par le règlement intérieur le problème du vapotage dans l'entreprise. Pour conclure: nous sommes dans une période "charnière": dans le clan des opposants les mentalités évoluent, lentement, moins sûrs d'eux-mêmes comme un iceberg à la dérive…va-t-il fondre avec la brise printanière


Les Etats-Unis face à la cigarette électronique

Le 30 janvier 2015

Aux Etats-Unis le marché des cigarettes traditionnelles pèse 80 milliards de dollars. En comparaison, celui des cigarettes électroniques vaut deux milliards; un marché très convoité par les cigarettiers qui rachètent les brevets et entendent bien retrouver là une partie des gains perdus sur la vente du tabac. Car on fume de moins en moins: 17,8 % d'adultes américains fumeurs en 2013, taux le plus bas enregistré depuis qu'on tient des statistiques (1965).   Des résultats cependant très imparfaits Le tabagisme, très présent chez les plus pauvres, fait des ravages dans les minorités ethniques noires et hispaniques; ces communautés ont leur préférence, bien analysées par les cigarettiers qui leur fournissent des produits ciblés (par exemple riches en menthol pour les populations noires). "Plus longtemps il faudra attendre cette règlementation provisoire, plus longtemps les fumeurs continueront à inhaler une fumée mortelle" Comment faire mieux? Pour le ministre de la santé des Etats-Unis, il existe une feuille de route claire qui permettrait d’éradiquer l’épidémie de tabagisme: "Nous savons quoi faire pour mettre un terme à cette épidémie" : augmenter considérablement les taxes sur les produits du tabac, appliquer des politiques d’interdiction totale de fumer couvrant 100 % de la population : non seulement au travail, mais aussi dans tous les espaces publics, en voiture; les élus de Westminster, Massachusetts voudraient y voter l'interdiction totale de vente du tabac… conduire des campagnes percutantes dans les médias Mais pas un seul mot sur la cigarette électronique! Le rôle des médias: Plus qu'ailleurs toute information inédite, dérangeante, approximative, est aussitôt claironnée et relayée avant toute analyse de sa validité. Deux exemples récents: la déclaration à la radio d'un auteur japonais sur la toxicité d'un modèle d'E-cigarette, et celle du pouvoir cancérogène de la vape "10 à 15 fois supérieur à celui de la cigarette de tabac", heureusement aussitôt dénoncée comme expérience extrême, fantaisiste, sans valeur scientifique. Mais cela laisse des traces dans l'opinion publique. Pas de surprise donc si les fumeurs nord-américains qui étaient 85% en 2010 à estimer la cigarette électronique "plus saine que la cigarette conventionnelle", ne sont plus que 65% trois ans plus tard... Le statut de la cigarette électronique varie d'un État à l'autre Si on ne peut pas vapoter dans les lieux publics comme les restaurants, les bars, les parcs ou les plages, la vente aux mineurs n'est pas interdite partout; la publicité reste possible. On conçoit le besoin d'une loi [&hellip


Peut-on améliorer la cigarette électronique ?

Le 22 décembre 2014

 " la satisfaction du consommateur relève d'un équilibre subtil entre deux composantes: le sensoriel et la qualité du matériel" Riccardo Polosa dirige le centre de recherche de l'université de Catane, Italie; responsable scientifique de la Ligue Italienne anti tabac, il est l'un des experts européens les plus réputés en matière de cigarette électronique, développant une recherche à la fois théorique et pratique originale. La place de la nicotine dans l'aide à l’arrêt du tabac: Étude ECLAT Cette étude propose à des fumeurs n'ayant pas l'intention d'arrêter trois cigarettes électroniques d'aspect identique, mais avec des dosages de nicotine différents, attribuées par tirage au sort: A=24 mg/ml de nicotine; B=18 mg/ml de nicotine et C= sans nicotine. A un an, les vapoteurs du dosage le plus fort sont 12% à avoir arrêté; ils sont 3% en l'absence de nicotine; le groupe  B est intermédiaire. Jusqu'ici, la logique est sauve. Écouter les consommateurs! Interrogés sur leur degré de satisfaction pour leur e-cigarette, ils sont vingt à trente pour cent à trouver le matériel compliqué, encombrant et trop lourd; alors que 70% du groupe C se plaignent d'un manque de goût. Dans le groupe A cette remarque ne concerne qu'un vapoteur sur quatre! On est loin du problème du dosage de nicotine… Voilà l'étude, résumée à l'essentiel. Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience? Le premier est certainement le niveau modeste d'arrêt. Mais pour des fumeurs apparemment non motivés, il est dans la moyenne de ce qu'on observe avec un traitement par substitution nicotinique seule. Plus important : on voit que la satisfaction du consommateur relève d'un équilibre subtil entre deux composantes: -d'une part celles qui font préférer la e-cigarette à celle de tabac (le goût, donc les arômes, et la nicotine): on est dans le "sensoriel" pur -et d'autre part le sérieux du matériel: sa fiabilité et l'aisance de sa manipulation; on est dans le domaine du rationnel. La e-cigarette du futur? Une grande marge d'amélioration Faire la synthèse de ces éléments mène à imaginer un produit plus léger, moins encombrant, de manipulation et d'entretien plus faciles, possédant des réglages multiples pour s'adapter plus étroitement aux désirs du moment. On voit l'importance portée aux arômes, que veulent limiter les Directives Européennes… Ces matériels de future génération, plus performants, devraient séduire de plus nombreux candidats, rebutés par la technique, ou par le manque de saveur; les progrès envisagés par R Palosa laissent espérer un nombre croissant de [&hellip


Commentaires: La Société Française de Tabacologie face à la cigarette électronique

Le 25 novembre 2014

Avant le congrès annuel de la Société Française de Tabacologie les 6 et 7 novembre derniers à Paris le Pr B.Dautzenberg avait envoyé aux inscrits une enquête sur la cigarette électronique, dont les réponses font débat. On voit s'opposer là deux positions, dont chacune a sa légitimité : "Le plus souvent, le choix est fait par le fumeur lui-même" 1 l'addiction au tabac est une des plus puissantes, la plus répandue et la plus meurtrière de toutes les addictions avec substance ; la consommation d'alcool et de cannabis y est souvent associée; les méthodes de traitement validées n'ont pas des taux de réussite éblouissants; l'arrêt durable est un processus lent, souvent pénible et épuisant. Les professionnels de santé le savent bien. 2 l'apparition et la diffusion explosive de la cigarette électronique ont changé la donne. Le plus souvent, le choix est fait par le fumeur lui-même, inquiet des conséquences de son tabagisme sur sa santé et sur son porte-monnaie, lassé des échecs antérieurs, aussi coûteux que culpabilisants. Les témoignages directs, faciles à obtenir, ventant la substitution d'une pratique meurtrière, la cigarette de tabac, par une autre, plus facile, plus agréable, dont il a personnellement la maitrise, et unanimement déclarée, même par ses détracteurs, comme beaucoup moins dangereuse à court terme, correspondent exactement à ses besoins immédiats: arrêter de fumer! Le rôle du professionnel est donc de l'aider dans cette démarche, en particulier en lui rappelant que diminuer ne suffit pas, et que l'arrêt complet, total, définitif est l'objectif. Abandonner par la suite la cigarette électronique, sauf dans les "périodes à risques" est souhaitable. Malgré les efforts de tous, la régression du tabagisme en France est, par comparaison avec de nombreux autres pays, en panne. Les objectifs du dernier Plan Cancer de diminuer le tabagisme en France de 10 points en dix ans sont ambitieux ; en période d'austérité, il est possible que quelques restrictions budgétaires viennent encore freiner son développement. La cigarette électronique peut, peut-être, aider… et à coût nul pour les finances publiques, voire avec bien des bénéfices pour la Sécurité Sociale ; profitons-en!


Quelques paradoxes

Le 25 novembre 2014

La Société Française de Tabacologie face à la cigarette électronique: Avant le congrès annuel de la Société Française de Tabacologie les 6 et 7 novembre derniers à Paris le Pr B.Dautzenberg avait envoyé aux inscrits une enquête sur la cigarette électronique. "Deux réponses qui posent problème" Les réponses faisaient état d'un accord tant sur le faible niveau de risque, que sur sa capacité à aider à l’arrêt du tabac. Est-ce si clair? Parmi toutes les questions proposées dans cette enquête, voici deux réponses qui posent problème… A la question "Etes-vous favorable à la vente des e-cigarettes en boutiques spécialisées?", la réponse est sans ambigüité: le score maximum est obtenu; on apprécie donc là, en principe, la compétence, la qualité de l'accueil, voire même l'objectivité du vendeur. Cependant, à la question suivante, "Etes- vous favorable à ce qu'une e-cigarette avec AMM (autorisation de vente d'un nouveau médicament) soit développée et vendue en pharmacie?", on découvre que 87% l'attendent! Quel est le sens de cette réponse? On a le choix: le témoin d'une grande méfiance, persistante, de la nocivité éventuelle de la cigarette électronique en général, matériel et e-liquides confondus; et cela, en dépit des efforts faits pour en assurer la sécurité, au fil du temps et des critiques. Ces améliorations successives étant bien sûr de l'intérêt même des fournisseurs! le souhait de confier l'exclusivité de la vente aux pharmaciens : l'e-cigarette perdrait alors son statut si difficilement obtenu de "produit de consommation courante"  en lui donnant celui, officiel, d'un médicament. Ce serait alors un frein considérable à la diffusion de la cigarette électronique; cela impliquerait l'obligation pour le fabriquant de se lancer dans des procédures très longues, complexes et aux résultats aléatoires, à chaque amélioration d'un composant quelconque du produit, même minime, étouffant toute velléité d'innovation. un besoin de certains professionnels, qui voudraient pouvoir disposer d'e-liquides plus dosés en nicotine, actuellement réservés aux seuls pharmaciens. Cependant une question sur les conseils fournis aux patients lors de l'achat de leur première e-cigarette montre qu'au moins 30% des professionnels n'ont guère  de connaissance du produit. Une autre question montre d'ailleurs qu'ils n'hésitent pas à prescrire à des vapoteurs exclusifs des produits de substitution nicotinique, si le dosage en nicotine de leur e-cigarette parait trop faible. En bref, on ne sait pas…Méfions-nous des certitudes! Dans ce domaine mouvant, un effort d'information objective, argumentée et actualisée reste à faire. Article à lire "commentaires : La [&hellip


Réactions après la conférence de Moscou

Le 31 octobre 2014

Le premier à se manifester, dès la fin de la conférence, fut le Professeur Gerry  Stimson, Professeur Honoraire de Sociologie, département de Santé Publique de Londres. Il fut l’un des signataires de la lettre de protestation adressée à Margaret Chang, directrice générale de l’OMS en mai 2014, la pressant de ne pas réglementer la cigarette électronique de la même façon que le tabac traditionnel. Voici une traduction (très libre) de son argumentation. Les directives données par la Conférence des Parties sont, sans aucune équivoque, mauvaises pour la Santé Publique ; elles sont déplorables aussi pour tous ceux qui auront à prendre des décisions et qui devront les justifier sur des arguments sérieux. La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Au cours d’une réunion déjà viciée par l’exclusion du public et en l’absence de tout représentant des médias, la conférence parait être restée très méprisante pour ce que représente à l’évidence la cigarette électronique, et fort peu soucieuse, voire inconsciente des conséquences désastreuses de ses conclusions. Car la conséquence la plus évidente est la protection dont bénéficie ainsi la cigarette conventionnelle, débarrassée de ses concurrents, en particulier de la cigarette électronique, pourtant infiniment moins dangereuse. Le rapport insiste essentiellement sur des risques mineurs, ou hypothétiques, voire imaginaires. Il ne met pas en lumière cette opportunité majeure pour toute une population de fumeurs : remplacer leur tabagisme par une méthode comportant un risque inférieur de 95 à 100% à celui de la cigarette conventionnelle. Il marginalise tous les efforts d’innovation de ces produits. Il encourage toutes sortes de règles incluant des interdictions d’utilisation et de promotion, avec leurs conséquences économiques. Si ces règles sont mises en œuvre, elles auront pour effet probable de réduire le nombre de fumeurs passant à la cigarette électronique. Ils conserveront ainsi les risques liés à leur tabagisme. L’espoir de voir diminuer la consommation de tabac de 30% en 2025 (souhait des Nations Unies concernant les maladies non transmissibles) n’est pas envisageable sans le développement rapide de la cigarette électronique. Elle ne représente donc pas, comme semble le penser l’OMS une partie du problème, mais bien au contraire une partie de la solution ! La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Après Gerry  Stimson, les vapoteurs désabusés se sont largement exprimés sur leurs forums : indignation, déception, inquiétude pour l’avenir, en particulier [&hellip


Réflexions et conseils sur le vapotage

Le 14 septembre 2014

Réflexions Le monde change et chaque jour nous apporte ses nouveautés; il n'y a pas de limites aux idées nouvelles, dont le développement et les applications sont pour une bonne part encore inconnues. La question centrale reste: ces nouveautés, que nous apportent-t-elles vraiment? Du bon ou du mauvais? En matière de tabac fumé, dont la toxicité et le pouvoir addictif sont redoutables, que souhaite-t-on? Effacer l'addiction? Vaste programme, tant l'addiction est par nature complexe, et ne relève pas que du produit… Par contre, remplacer ce produit hautement toxique par un autre qui l'est beaucoup moins et qui permet de se passer, même incomplètement, du tabac fumé, voilà déjà une victoire! Cette réduction des risques peut être pour beaucoup l'étape intermédiaire menant au succès; elle est valorisante en soi. Certains vont d'ailleurs avoir une expérience différente: à leur grande surprise, ce qui leur semblait impossible va se faire en quelques semaines ou mois, sans effort… Le but est atteint: la Santé Publique doit s'en féliciter; de nombreuses maladies seront évitées et de nombreuses vies seront sauvées. Quelques conseils aux vapoteurs si vous vapotez, que ce soit dans le but affiché de vous débarrasser du tabac si cela marche (critère: aucune consommation de tabac pendant un an), ou si ça ne marche pas, faites-le savoir : tous les témoignages sont importants; ils permettent d'avoir l'avis des utilisateurs, même s'ils n'autorisent pas de conclusions de valeur scientifique après avoir arrêté, et même si vous avez apprécié l'e-cigarette, pensez à l'arrêter aussi! Quitte à la reprendre transitoirement durant les "périodes à risques" ! si vous avez arrêté, et même si vous vous sentez sûr de vous, ne refumez pas "juste pour voir"; c'est tenter le diable; la "mémoire" de notre cerveau dispose d'outils redoutables! sauf si c'est votre métier, n'essayez pas tous les nouveaux produits de tabac non fumé que développent actuellement les cigarettiers ne conseillez pas la cigarette électronique à un non fumeur et si vous ne pouvez vous en passer, n'ayez pas trop de remords sur les risques: dans plusieurs décennies, on n'en saura pas beaucoup plus; c'est bien un des rares points d'accord qu'on puisse avoir avec le rapport de l'OMS… Nos poumons sont des organes fragiles; alors, protégeons-les: "le souffle, c'est la vie"


Pour les jeunes qui vapent, c’est une porte d’entrée vers le tabac ?

Le 10 septembre 2014

FAUX De toute évidence, la cigarette classique fait partie de leur bagage culturel traditionnel, facilité bien sûr quand leur environnement, familial et/ou relationnel, est porteur; ils sont donc la première cible des cigarettiers, chargés par eux d'assurer la relève des disparus. Mais le jeune, à un âge où on est épris de liberté, opposé à toute interdiction, désireux de transgresser et de s'affirmer, expérimentateur de tout, en particulier de ce qui fait "mode", est tenté aussi par la cigarette électronique. Or le tabac fait de plus en plus "ringard". Ainsi la très grande majorité (90 à 98%°) des jeunes vapoteurs sont-ils déjà fumeurs; cette alternative à la cigarette de tabac se montre, comme chez l'adulte, efficace sur leur consommation jusqu'à l’arrêt, et source importante d'économies; c'est donc une porte de sortie du tabagisme. A signaler que si on refuse l'e-cigarette aux ados, ils peuvent utiliser un inhaleur à la nicotine, autorisé à partir de 15 ans, qui existe depuis 2003…Cela aussi fait désordre! Et les jeunes non fumeurs? Très minoritaires, ils vapotent par curiosité une e-cigarette empruntée "pour voir", sans y trouver guère d'autre bénéfice que le partage de parfums agréables avec les copains; puis ils arrêtent, peu motivés par cette pratique coûteuse, et un peu compliquée; ou alors, une fois l'effet "mode" ou "provoc" émoussé, ils vapoterons de préférence sans nicotine; car pour eux, elle n'apporte rien, sinon un "hit" qu'ils ne recherchent pas puisqu'il fait tousser. Dans ces conditions, passer à la cigarette de tabac, irritante et coûteuse, ne va pas de soi. Rien ne permet actuellement de dire qu'il s'agit d'une porte d'entrée dans le tabagisme


Vapoter en public inciterait à fumer?

Le 10 septembre 2014

FAUX! "Alors qu'on désire voir disparaître la cigarette du paysage public… Cette déclaration de nos autorités de santé appelle deux remarques -pour la première fois la consommation de tabac sous toutes ses formes diminue en France. Malgré les déclarations des buralistes, accusant les taxes, les circuits illégaux et transfrontaliers, l'explosion des ventes de cigarettes électroniques est une explication bien plus sérieuse puisque, pour le reste, la politique de lutte contre le tabagisme n'a pas changé. -ne plus voir la cigarette; depuis 2006 les fumeurs sortent pour fumer, par obligation, puisqu'il est interdit de fumer dans les lieux de travail, ou par conscience des conséquences du tabagisme passif. Ils fréquentent des utilisateurs de cigarette électronique, exclusifs ou encore fumeurs. Ne voit-on pas les avantages de cette situation? Des vapoteurs faisant école auprès des fumeurs: moins de tabagisme passif; ni mégots ni paquets de cigarettes abandonnés; dans les jardins publics, des bacs à sable propres; en dehors des villes, pas de feux de broussaille… Quels gains pour tous, en particulier pour les municipalités soucieuses de la propreté de leurs espaces publics! …la présence du vapoteur vient troubler le message!" Traduisons: "voir un vapoteur ferait désordre et donnerait envie de fumer une cigarette de tabac" Cette déclaration appelle deux remarques -Si la confusion avec une cigarette conventionnelle est à la rigueur possible avec les e-cigarettes jetables (moins de 10% des ventes), ce n'est guère crédible avec les cigarettes électroniques les plus courantes, du fait de leur taille, de leur aspect souvent "fantaisie", de la façon de les tenir en main… -On sait que la très grande majorité des vapoteurs est faite d'adultes désirant arrêter ou diminuer leur consommation (enquête Etincel-OFDT) ). On leur interdirait donc de vapoter, pour ne pas tenter un ex- fumeur ou un non fumeur passant par là, de recommencer ou de commencer à…fumer du tabac? Qui peut croire cela? Il n'existe aucun début de preuve à l'appui de cette thèse


Simulant l’action de fumer, la cigarette électronique conforte le fumeur dans son attitude ?

Le 10 septembre 2014

C'est très probablement une des raisons de son efficacité: à l'un de ces nombreux moments où l'envie se fait sentir "d'en griller une", la cigarette électronique est là, apportant son contact, manuel, buccal, avec sa chaleur, sa vapeur chaude dans les poumons… La dimension "comportementale" est évidente, et d'autant plus rassurante que le vapoteur n'a pas la "mauvaise conscience" que donne la cigarette de tabac … "La plupart des vapoteurs fument aussi des cigarettes de tabac" : VRAI C'est effectivement une étape fréquente au cours d'un processus de sevrage; elle peut durer longtemps; on conserve quelques "cigarettes nostalgie". Mais le vapoteur signale souvent qu'elles lui conviennent de moins en moins : trop fortes, ou trop fades, voire franchement désagréables… Certes, l'arrêt total et définitif est à rechercher, puisque c'est le seul qui garantisse une nette diminution des risques liés à la fumée de tabac; mais c'est notoirement difficile, et les échecs sont fréquents. À contrario, nombre de vapoteurs signalent la facilité avec laquelle l'arrêt a été possible, contrairement aux essais antérieurs ! Ce processus dit de "Réduction des Risques", préférant l'arrêt progressif à l'arrêt brutal, est de plus en plus admis pour le tabagisme, comme d'ailleurs pour toute autre drogue, alcool en particulier



Retour en haut de page ↑