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Articles de la catégorie "Cas cliniques à prédominance psychologique"

Cas clinique : une nouvelle rubrique

Certes, chez tout fumeur, il existe une participation psychologique. Cependant elle est parfois si prédominante qu’elle explique l’essentiel de l’addiction au tabac. L’approche du problème, sinon la solution réside alors beaucoup dans les échanges avec un psychologue formé à la tabacologie ; au cours de ces échanges l’éclairage apporté par le dialogue est souvent suffisant pour qu’il ne soit nul besoin d’ajouter un médicament, sous forme de produits de substitution nicotinique par exemple.

Ce sont ces cas cliniques particuliers que vous trouverez ici. Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

Cas clinique Violette | Tabagisme à risque : pourquoi des médicaments ?

Le 29 septembre 2017

Violette a 75 ans ; elle consulte une « tabacologue psychologue clinicienne » pour une toux chronique qui progresse, de plus en plus gênante, en particulier en public. Elle vient avec son mari, André, 55 ans. L'un et l'autre ont un tabagisme remontant à l’adolescence, de 12 à 15 cigarettes par jour ; Madame fume « par habitude, pour combler les temps morts » et jamais en public. Plusieurs tentatives d'arrêt, avec gommes ou patchs, jugés inefficaces n’ont pas eu de suite. Elle veut un autre avis. Après ce premier entretien, Violette part avec une unique mission : noter quotidiennement les circonstances qui l’amènent à fumer. Quinze jours plus tard, elle revient seule, souriante, détendue, visiblement contente de parler, malgré sa voix de fumeuse. Elle raconte une enfance difficile, la mère absente, les frères et sœurs perdus de vue. Mariée à 18 ans avec un homme brutal dont elle se sépare vite, qui lui aura donné deux enfants, un garçon et une fille, qu’elle élèvera seule. Ce sont maintenant de jeunes adultes, eux-mêmes parents de quatre enfants, qui la chérissent, viennent très souvent la voir, l’informer de tout, lui demander conseil, le temps d’un repas. Son travail a été son exutoire qui lui a permis de se réaliser. D’abord simple secrétaire dans une grosse entreprise, vite remarquée par son application et son dynamisme, elle est devenue Secrétaire de Direction. Le montant de sa retraite est, dit-elle « confortable ». Depuis sa retraite, Violette a développé des activités relationnelles multiples : groupe de lecture, secrétaire d’une association de personnes âgées, visite de personnes solitaires et de malades...etc. Cette existence, si riche et tournée vers les autres, contraste avec sa relation vide et creuse envers son mari avec qui elle ne partage pas grand-chose. Cet ancien courtier d’une compagnie d’assurances a été séduit par cette femme si dynamique, qui respire la joie de vivre, et qui lui assure la sécurité financière, pendant qu’il se consacre aux tournois de pétanque ; il y fume beaucoup « pour gérer son stress ». Il n’envisage pas d’arrêter le tabac. Mais où en est Violette ? Pourquoi veut-elle arrêter ? Pour «diminuer ma toux chronique, et ne pas exposer les autres à mon tabagisme, surtout s'il y a des enfants» .Sa consommation a diminué : trois à cinq cigarettes par jour ; le Test de Fagerström est de 3/10 ; le CO expiré est à 6 : la dernière cigarette remonte à [&hellip



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