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Articles de la catégorie "A la une"

Que penser des interdictions ?

Le 20 juillet 2015

Parmi les très nombreuses déclarations publiques de notre Ministre à propos du tabac, il est frappant de voir avec quelle fréquence on entend le mot " interdiction " ; dans le bouquet de toutes celles qui nous attendent on en choisira deux qui vraiment nous interrogent : l’interdiction de vapoter dans les espaces publics et l’interdiction de la cigarette électronique au travail. L’interdiction de vapoter dans les espaces publics D’où vient donc cette idée ? On parle depuis longtemps de la  "dé normalisation du tabac" ; à ce titre, tout ce qui le rappelle doit être interdit ; or la cigarette électronique fait penser au tabac ; elle doit donc être proscrite. Le sophisme est parfait : "raisonnement faux, malgré une apparence de vérité". Plusieurs questions à notre ministre : A-t-elle déjà vu, pris en mains, une cigarette électronique ? En dehors des tous premiers modèles, les "cigalikes", jetables, essentiellement vendus par les buralistes, les modèles actuels sont extrêmement différents, tant par leur design que par la façon dont on s’en sert; l’identification est immédiate ; la confusion avec une cigarette de tabac est aussi peu vraisemblable que le serait celle de confondre un vélo et un scooter! Autant on peut comprendre qu’un fumeur ait envie d’une vraie cigarette en présence d’un autre fumeur en train d’en griller une, autant on le voit mal s’approcher d’un vapoteur utilisant son matériel bizarre, pour quémander une cigarette de tabac…La question sera plutôt : "Qu’en pensez-vous ? Est-ce que ça marche ? " Les vapoteurs sont essentiellement des fumeurs ou des anciens fumeurs, y compris parmi les jeunes. Les vapoteurs sans passé de tabagisme sont l’exception. Notre Ministre le sait-t-elle ? Veut-t-elle les priver de ce qui leur a permis de se débarrasser du tabac ? N’y a-t-il pas une monstrueuse contradiction entre le fait de tolérer de fumer la cigarette de tabac et celui d’interdire de vapoter? On autorise la  "tueuse "; mais on interdit ce qui peut l’en protéger? Confondre une cigarette électronique et une vrai cigarette équivaut à confondre un vélo et un scooter... Interdiction de la cigarette électronique au travail La toute première raison qui motive le vapoteur est l’envie de diminuer ou d’arrêter sa consommation de tabac ; un fumeur d’un paquet ou plus est toute la journée sollicité de façon de plus en plus impérieuse par son besoin de fumer ; se concentrer devient impossible ; pouvoir vapoter à son rythme, en fonction de ses besoins, c’est reculer en toute sérénité le moment où on pourra, éventuellement, faire une "pause-café " : en [&hellip


l’Europe du tabagisme : similitudes et différences

Le 29 juin 2015

Au moment où nous discutons tant sur l’Europe, sa monnaie, ses frontières,  ceux qui y sont et y vivent, ceux qui voudraient y rentrer, ceux qui menacent d’en sortir,  parait une enquête sur l’Europe du tabagisme. Cette enquête a couvert les 28 pays Européens  entre le 29 novembre et le 8 décembre 2014. Ont été interrogées en face à face 27.801 personnes. La lecture de ce document nous en dit beaucoup  sur l’Europe… En voici quelques extraits. Un premier constat : plus on est "éduqué", moins on fume ; toutes les personnes en situation de précarité fument davantage. Où fume-t-on ? D’un pays à l’autre, on fume partout, au travail en particulier, ou seulement en privé ; quant à la publicité, elle s’affiche partout, ou à l’opposé est strictement interdite. Que fume-t-on ? Avant tout, des cigarettes manufacturées, choisies en fonction de leur moindre toxicité, qu’on évalue par les taux de goudrons, de nicotine…, toutes informations trompeuses,  inscrites sur le paquet. L’emballage influe parfois beaucoup sur le choix, ou peu. Les essais d’arrêter le tabac ? Cet item est celui qui reflète le mieux l’histoire et la culture générale du tabagisme de chaque pays ou région européenne ; ainsi les pays du nord ont des taux qui avoisinent ou dépassent les 80% de personnes ayant tenté l’arrêt, avec des taux de fumeurs de 10 à 15% : à l’opposé les fumeurs de divers pays sont peu motivés (Portugal, Grèce, Bulgarie) et ont des taux de fumeurs élevés. Comment arrêter ? Les produits de substitution nicotinique, l’aide d’un professionnel de santé n’ont plus la cote ; par contre l’e-cigarette fait sa percée. Certains pays l’utilisent beaucoup  avec des taux d’arrêt élevés (Irlande et Royaume-Uni) ; d’autres, où on fume très peu (pays du nord) ne l’utilisent guère. L’usage de l’e-cigarette est lié avant tout au désir d’arrêter de fumer ; mais l’âge joue beaucoup ; à ce titre, les jeunes sont des clients particuliers, plus intéressés par l’objet lui-même que par sa fonction thérapeutique ; pour les autres utilisateurs, la prévalence progresse de façon naturelle avec l’âge et les soucis de santé. La cigarette électronique : pour arrêter, est-ce que ça marche ? "La France a un profil très proche de celui de la moyenne  Européenne" Le tableau qui répond le mieux à cette question comporte cinq colonnes de réponses possibles : La France a, on le voit, un profil très proche de celui de la moyenne Européenne. Les champions de l’arrêt complet (plus de 20%) et [&hellip


La France livrée aux lobbies du tabac

Le 29 mai 2015

La France fut un des premiers pays à signer en 2004 une convention-cadre avec l'OMS interdisant de se laisser influencer par les ingérences de l'industrie du tabac; un des premiers Européens à mettre en œuvre un cadre législatif pour limiter le tabagisme, actif comme passif. Pourquoi dix ans après se trouve-t-elle dans une situation burlesque, distancée de dix points par le Royaume-Uni dans son pourcentage de fumeurs ? Marc LOMAZZI, journaliste et rédacteur en chef adjoint du Parisien-Aujourd'hui en France nous l’explique dans son enquête "Comment la mafia du tabac nous manipule". Il faut lire ce travail. On se contentera ici de piocher dans un document prolifique quelques points éclairant le jugement sévère de Catherine Hill. Le lobby du tabac Trois comparses se partagent des intérêts communs : le Cartel des cigarettiers (Philip Morris, British American Tobbacco, Imperial Tobbacco, Japan Tobbaco), les buralistes chargés par l'Etat de la vente du tabac, et enfin Bercy qui en retire chaque année 15 milliards d’euros. Tout ce qui risque de toucher à la consommation du tabac nuit donc aux différents partenaires ; chacun joue sa partition devant l’opinion publique et devant les élus, Européens ou nationaux, comme si on ne s’entendait pas. Une personne clé : l’assistant parlementaire. Attaché à son député, il est à la fois bureau de renseignements et passeur d’informations ; il est instruit, compétent, bien introduit par son élu dont il partage le sort ; un badge l’autorise à circuler librement dans l’Assemblée… et il est fort mal payé; il est donc la cible rêvée des lobbyistes du Cartel, qui savent lui proposer des informations susceptibles d’intéresser son député : synthèses de rapports, documentations diverses, fausses enquêtes et études d’opinion … bref un complet enfumage, incontrôlable, alimentant les inquiétudes de fin de mandat électoral. Devenir lobbyiste L’assistant parlementaire, instruit, compétent et fort mal payé, la cible rêvée des lobbyistes A l’échéance du mandat, l’assistant qui a pu apprécier l’intérêt que certains lui portent, clairement traduite par la rémunération qu’on lui propose, franchit le pas et accepte le poste ; toute une carrière est devant lui s’il a " l’esprit maison", doublé d’un équilibre psychologique à toute épreuve pour refouler toute pensée d’ordre éthique. Une autre condition absolue : respecter la loi du silence. Devenu lobbyiste, notre personnage possède l’arme de destruction massive : l’argent, capable d’acheter les plus hauts fonctionnaires, des chercheurs réputés, des membres de l’appareil judiciaire…et capable d’offrir au quotidien des prestations dites "d’hospitalité" : une place dans une [&hellip


Fin avril : déjà quelques fleurs fanées !

Le 30 avril 2015

L’OMS : un rapport sur la cigarette électronique affligeant, admettant du bout des lèvres que celle-ci pourrait aider quelques fumeurs à arrêter, après échecs répétés des traitements traditionnels; par contre, le vapotage passif devait être évité du fait de sa toxicité potentielle pour la femme enceinte, le fœtus et l’enfant, car possiblement responsable d’un retard mental ; tout cela au conditionnel… Madame Chang, présidente de l’OMS défendait elle-même devant la Presse, hors conférence mondiale, ses vues sur la cigarette électronique. On peut rappeler combien l’OMS se voit actuellement reprocher sa politique internationale à propos d’Ebola… Et l’Europe de la e-cigarette? Certains pays l’interdisent (Pologne, par exemple) ; d’autres la tolèrent, mais sans nicotine (Suisse) ; peu osent la conseiller, tel le Royaume-Uni, toujours efficace et pragmatique, " puisqu’elle est certainement moins dangereuse que le tabac ". La France " La France rejoint le peloton de tête des États développant une politique visionnaire en matière de lutte contre le tabac " " La France rejoint le peloton de tête des États développant une politique visionnaire en matière de lutte contre le tabac " a retenu notre Ministre, heureuse de ce compliment décerné par Madame Chang, elle aussi experte en matière lutte contre le tabac …. Marisol Touraine ne parait pas trop affectée par ce paradoxe gouvernemental majeur : l’État met en vente libre un produit sur lequel il est écrit qu'il tue ; par contre il freine l’utilisation de la cigarette électronique, ennemie du tabac, dont il interdit l’usage dans l’espace public, ce qui pourtant n’importune personne ; mais on peut y fumer sans y être inquiété... Autre paradoxe : le report de plusieurs hausses prévues du prix du tabac ; or c’est un des outils reconnus pour son efficacité ; ce report est salué par les buralistes, qui se consolent de l’aventure du paquet neutre, l’arme de destruction massive que brandit notre Ministre. Qui commande? Bercy ? La Santé Publique? Ou personne ? La liste, brouillonne, des interdictions s’allonge, tenant lieu de politique ; tout cela au bénéfice des cigarettiers, qui développent leurs nouveaux produits sans craindre la concurrence, puisque la cigarette électronique est interdite de publicité. Chaque jour apporte aux rédactions son lot d’histoires insolites concernant la cigarette électronique sans attendre le démenti des experts qui mettront quelques heures ou plusieurs jours pour contrôler soigneusement les rumeurs et se manifester ; mais le mal est fait : le fumeur retient le doute… On attend, sans hâte la validation sénatoriale d’une Assemblée qui compte dans [&hellip


ECLIPSE SOLAIRE : protégez vos yeux !

Le 23 mars 2015

L’ouverture donnée par l’Académie Nationale de Médecine (ANM) reconnaissant que la cigarette électronique peut aider à l’arrêt du tabac est certes un pas en avant. Mais quelques points restent à préciser. L’un des trois signataires du rapport est pharmacien. Il connait le métier. Quel va être le rôle du pharmacien ? " des recharges exemptes de tout adjuvant influençant la saveur, l’odeur ou le parfum aux fins d’accroitre l’appétence " C’est à lui qu’il revient de recevoir la demande du fumeur qui voudrait utiliser une cigarette électronique pour s’arrêter. On est donc dans le domaine du médicament, et non plus dans celui d’un produit de consommation courante, pourtant statut actuel reconnu à la cigarette électronique par la Directive Européenne. Les pharmaciens sont-t-ils volontaires pour assurer cette prise en charge ? Apparemment oui. L’Académie Nationale de Pharmacie a déclaré le 6 février dernier que la cigarette électronique devait être « exclusivement réservée aux personnes en cours de sevrage nicotinique, afin d’éviter qu’elle ne soit une porte d’entrée vers le tabagisme classique». On voit qu’elle se tient bien informée des vrais problèmes… Statut d’un médicament ? Connaissant la complexité des règles et la longueur des démarches nécessaires à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché, l’ANM propose qu’une procédure simplifiée soit utilisée : « il s’agit en effet d’une variante du spray de nicotine déjà sur le marché ».Cette remarque pleine de bon sens doit rassurer le vapoteur : il manipule donc déjà sans le savoir un outil qui a la qualité d’un médicament! Le matériel mis à disposition ? En dehors d’un accès à des dosages de nicotine pouvant dépasser les 20 mg/ml, privilège du pharmacien, de quelle gamme de produits ce dernier peut-il disposer ? L’ANM lui précise que les recharges doivent être « exemptes de tout adjuvant influençant la saveur, l’odeur ou le parfum aux fins d’accroitre l’appétence… ». En clair : on n’est pas là pour vous faire plaisir… On sait l’importance que les vapoteurs attachent à cette possibilité de varier à leur guise la composition de leurs mélanges…Ils apprécieront ! Par ailleurs aura-t-il à sa disposition des dosages de nicotine élevés, correspondant aux besoins des fumeurs les plus dépendants ? 50 mg/ml par exemple ? Ce serait un des rares points positifs de ce projet… Le temps nécessaire ? Un pharmacien a-t-il le temps de vous expliquer tout ce que vous voudriez savoir avant de vous lancer ? Mieux vaut probablement s’adresser à une boutique professionnelle, dont c’est le métier de vous renseigner et de vous aider dans votre [&hellip


Peut-on améliorer la cigarette électronique ?

Le 22 décembre 2014

 " la satisfaction du consommateur relève d'un équilibre subtil entre deux composantes: le sensoriel et la qualité du matériel" Riccardo Polosa dirige le centre de recherche de l'université de Catane, Italie; responsable scientifique de la Ligue Italienne anti tabac, il est l'un des experts européens les plus réputés en matière de cigarette électronique, développant une recherche à la fois théorique et pratique originale. La place de la nicotine dans l'aide à l’arrêt du tabac: Étude ECLAT Cette étude propose à des fumeurs n'ayant pas l'intention d'arrêter trois cigarettes électroniques d'aspect identique, mais avec des dosages de nicotine différents, attribuées par tirage au sort: A=24 mg/ml de nicotine; B=18 mg/ml de nicotine et C= sans nicotine. A un an, les vapoteurs du dosage le plus fort sont 12% à avoir arrêté; ils sont 3% en l'absence de nicotine; le groupe  B est intermédiaire. Jusqu'ici, la logique est sauve. Écouter les consommateurs! Interrogés sur leur degré de satisfaction pour leur e-cigarette, ils sont vingt à trente pour cent à trouver le matériel compliqué, encombrant et trop lourd; alors que 70% du groupe C se plaignent d'un manque de goût. Dans le groupe A cette remarque ne concerne qu'un vapoteur sur quatre! On est loin du problème du dosage de nicotine… Voilà l'étude, résumée à l'essentiel. Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience? Le premier est certainement le niveau modeste d'arrêt. Mais pour des fumeurs apparemment non motivés, il est dans la moyenne de ce qu'on observe avec un traitement par substitution nicotinique seule. Plus important : on voit que la satisfaction du consommateur relève d'un équilibre subtil entre deux composantes: -d'une part celles qui font préférer la e-cigarette à celle de tabac (le goût, donc les arômes, et la nicotine): on est dans le "sensoriel" pur -et d'autre part le sérieux du matériel: sa fiabilité et l'aisance de sa manipulation; on est dans le domaine du rationnel. La e-cigarette du futur? Une grande marge d'amélioration Faire la synthèse de ces éléments mène à imaginer un produit plus léger, moins encombrant, de manipulation et d'entretien plus faciles, possédant des réglages multiples pour s'adapter plus étroitement aux désirs du moment. On voit l'importance portée aux arômes, que veulent limiter les Directives Européennes… Ces matériels de future génération, plus performants, devraient séduire de plus nombreux candidats, rebutés par la technique, ou par le manque de saveur; les progrès envisagés par R Palosa laissent espérer un nombre croissant de [&hellip


Réactions après la conférence de Moscou

Le 31 octobre 2014

Le premier à se manifester, dès la fin de la conférence, fut le Professeur Gerry  Stimson, Professeur Honoraire de Sociologie, département de Santé Publique de Londres. Il fut l’un des signataires de la lettre de protestation adressée à Margaret Chang, directrice générale de l’OMS en mai 2014, la pressant de ne pas réglementer la cigarette électronique de la même façon que le tabac traditionnel. Voici une traduction (très libre) de son argumentation. Les directives données par la Conférence des Parties sont, sans aucune équivoque, mauvaises pour la Santé Publique ; elles sont déplorables aussi pour tous ceux qui auront à prendre des décisions et qui devront les justifier sur des arguments sérieux. La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Au cours d’une réunion déjà viciée par l’exclusion du public et en l’absence de tout représentant des médias, la conférence parait être restée très méprisante pour ce que représente à l’évidence la cigarette électronique, et fort peu soucieuse, voire inconsciente des conséquences désastreuses de ses conclusions. Car la conséquence la plus évidente est la protection dont bénéficie ainsi la cigarette conventionnelle, débarrassée de ses concurrents, en particulier de la cigarette électronique, pourtant infiniment moins dangereuse. Le rapport insiste essentiellement sur des risques mineurs, ou hypothétiques, voire imaginaires. Il ne met pas en lumière cette opportunité majeure pour toute une population de fumeurs : remplacer leur tabagisme par une méthode comportant un risque inférieur de 95 à 100% à celui de la cigarette conventionnelle. Il marginalise tous les efforts d’innovation de ces produits. Il encourage toutes sortes de règles incluant des interdictions d’utilisation et de promotion, avec leurs conséquences économiques. Si ces règles sont mises en œuvre, elles auront pour effet probable de réduire le nombre de fumeurs passant à la cigarette électronique. Ils conserveront ainsi les risques liés à leur tabagisme. L’espoir de voir diminuer la consommation de tabac de 30% en 2025 (souhait des Nations Unies concernant les maladies non transmissibles) n’est pas envisageable sans le développement rapide de la cigarette électronique. Elle ne représente donc pas, comme semble le penser l’OMS une partie du problème, mais bien au contraire une partie de la solution ! La question qui se pose est bien la suivante : l’OMS est-il capable de faire ce travail ? Après Gerry  Stimson, les vapoteurs désabusés se sont largement exprimés sur leurs forums : indignation, déception, inquiétude pour l’avenir, en particulier [&hellip


Réflexions et conseils sur le vapotage

Le 14 septembre 2014

Réflexions Le monde change et chaque jour nous apporte ses nouveautés; il n'y a pas de limites aux idées nouvelles, dont le développement et les applications sont pour une bonne part encore inconnues. La question centrale reste: ces nouveautés, que nous apportent-t-elles vraiment? Du bon ou du mauvais? En matière de tabac fumé, dont la toxicité et le pouvoir addictif sont redoutables, que souhaite-t-on? Effacer l'addiction? Vaste programme, tant l'addiction est par nature complexe, et ne relève pas que du produit… Par contre, remplacer ce produit hautement toxique par un autre qui l'est beaucoup moins et qui permet de se passer, même incomplètement, du tabac fumé, voilà déjà une victoire! Cette réduction des risques peut être pour beaucoup l'étape intermédiaire menant au succès; elle est valorisante en soi. Certains vont d'ailleurs avoir une expérience différente: à leur grande surprise, ce qui leur semblait impossible va se faire en quelques semaines ou mois, sans effort… Le but est atteint: la Santé Publique doit s'en féliciter; de nombreuses maladies seront évitées et de nombreuses vies seront sauvées. Quelques conseils aux vapoteurs si vous vapotez, que ce soit dans le but affiché de vous débarrasser du tabac si cela marche (critère: aucune consommation de tabac pendant un an), ou si ça ne marche pas, faites-le savoir : tous les témoignages sont importants; ils permettent d'avoir l'avis des utilisateurs, même s'ils n'autorisent pas de conclusions de valeur scientifique après avoir arrêté, et même si vous avez apprécié l'e-cigarette, pensez à l'arrêter aussi! Quitte à la reprendre transitoirement durant les "périodes à risques" ! si vous avez arrêté, et même si vous vous sentez sûr de vous, ne refumez pas "juste pour voir"; c'est tenter le diable; la "mémoire" de notre cerveau dispose d'outils redoutables! sauf si c'est votre métier, n'essayez pas tous les nouveaux produits de tabac non fumé que développent actuellement les cigarettiers ne conseillez pas la cigarette électronique à un non fumeur et si vous ne pouvez vous en passer, n'ayez pas trop de remords sur les risques: dans plusieurs décennies, on n'en saura pas beaucoup plus; c'est bien un des rares points d'accord qu'on puisse avoir avec le rapport de l'OMS… Nos poumons sont des organes fragiles; alors, protégeons-les: "le souffle, c'est la vie"


Un petit devoir de vacances sur la cigarette électronique ?

Le 22 juillet 2014

Vapoteurs, non vapoteurs : un petit devoir de vacances VRAI ou FAUX? La cigarette électronique a de nombreux détracteurs; mais quels sont donc leurs arguments? Ce qu'on lui reproche le plus ... 1. "La cigarette électronique contient de la nicotine, qui est un produit toxique, et qui est responsable de la dépendance au tabac" 2. "La cigarette électronique utilise d'autres produits toxiques, mal connus, et possiblement dangereux à long terme" 3. "Simulant l'action de fumer, elle conforte le fumeur dans son attitude; la plupart des vapoteurs fument aussi des cigarettes de tabac" 4. "Alors qu'on désire voir disparaître la cigarette du paysage public, la présence du vapoteur vient troubler le message!" 5. "Pour les jeunes qui vapent, c'est une porte d'entrée vers la cigarette de tabac" VRAI ou FAUX?     1. "La cigarette électronique contient de la nicotine, qui est un produit toxique, et qui est responsable de la dépendance au tabac" La nicotine, un produit toxique? FAUX La toxicité de la nicotine est très faible, contrairement aux données officielles. La quantité inhalée à partir d'une cigarette électronique est faible, bien inférieure à celle d'une cigarette de tabac (pourtant en vente libre!); elle est de même qualité que celle des médicaments de "substitution nicotinique", timbres ou autres. Elle n'est d'ailleurs présente dans les cartouches que sur conseils du vendeur, ou sur demande du vapoteur. On meurt de la fumée du tabac, et non de la nicotine d'une cigarette électronique ! …responsable de la dépendance au tabac? FAUX La nicotine ne fait qu'entretenir, une fois installée, la dépendance au tabac. C'est son association à bien d'autres composés inhalés, et soigneusement sélectionnés par les cigarettiers pour leur effet "addictif", qui crée cette "composante pharmacologique" de la dépendance. Phénomène fort complexe, elle intègre deux autres composantes majeures, psychologiques et comportementales; sans elles, la dépendance au tabac n'existerait pas.     2. "La cigarette électronique utilise d'autres produits toxiques, mal connus ": FAUX! Que contiennent les cartouches d'e-liquides? Des hydratants, polyéthylène glycol et glycérine végétale, largement utilisés dans l'industrie alimentaire et cosmétique, sans toxicité connue; ce sont eux qui créent ces brouillards, utilisés au théâtre ou à l'opéra; quant aux arômes, ils sont de plus en plus de fabrication française, de qualité contrôlée, à la demande même des fabricants et des associations de vapoteurs. "… possiblement dangereux à long terme": VRAI! Mais cela restera probablement impossible à prouver! Pourquoi? Dans ce domaine fortement concurrentiel, [&hellip


Journée Mondiale Sans Tabac 2014 le Rpt21 était présent

Le 10 juin 2014

Nous étions présents autour de cet événement : En milieu d’enseignement Le 27 mai à Beaune au Lycée Clos Maire, pour les élèves de l'établissement ; 240 élèves de seconde ont assisté à des séances interactives sur le tabac et les autres substances inhalées, ainsi qu’à une présentation de la cigarette électronique. Avec l’aide des Amis du Réseau Prévention Tabac (Dr Binard et ses collègues, infirmière scolaire). Un stand était prévu pour informations, test de dépendance au tabac et mesures du CO expiré. Pour le grand public Le 31 mai à Dijon à Carrefour Quetigny ; environ 140 personnes ont été reçues. En entreprise Le 3 juin à Dijon sur le Site d’EDF –DCR EST ; pour les salariés. Dans les centres de rééducation Pour les patients, les visiteurs et les salariés de l’établissement. Le 31 mai à Divio ; 40 personnes. Le 4 juin à Dijon au Centre de Rééducation Fonctionnelle Les Rosiers ; 50 personnes En partenariat avec l’Association de Cardiologie de Bourgogne.   Sur ces différents sites, ont été généralement proposés : Informations, documentation, mesure du souffle, test de dépendance au tabac, mesure du taux de monoxyde de carbone ; une rencontre individuelle avec un spécialiste pneumologue et tabacologue était possible, en toute confidentialité.  



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