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La démocratie participative à la mode ?

Actu tabac

Publié le 28 septembre 2016

En période pré-électorale, certes, chacun veut se faire connaitre et s’exprime à sa façon. Dans cette cacophonie, n’oubliez-pas les Associations qui se soucient de votre santé : elles luttent pour vous !

LA RÉDUCTION DES RISQUES : AUDITION PUBLIQUE

Depuis plus d’une décennie dans le monde l’attitude concernant les drogues et les addictions est en pleine évolution. En France, on en reste encore à une politique répressive pour toutes les drogues illégales, et à un traitement traditionnel pour les drogues licites (tabac, alcool) avec un seul but : obtenir l’arrêt. Ce " lutter contre " a ses limites. Une autre approche, beaucoup plus pertinente et fructueuse, est possible.

La réduction des risques et des dommages (RdRD).

La Fédération Française d’Addictologie, qui regroupe la totalité des associations professionnelles et des sociétés savantes de l’addictologie, après une longue préparation, a organisé une Audition Publique sur la RdRD liée aux conduites addictives les 7 et 8 avril derniers.

Cette Audition Publique, fort peu médiatisée en dehors des milieux professionnels, a bien montré combien une politique axée sur le respect de la personne, sa diversité, ses besoins réels, était plus réaliste et efficace que celle du tout ou rien, avec ses limites, sa stigmatisation devant des échecs répétés, sa culpabilité sous-jacente.

L’Aiduce, qui présentait dans le cadre de la RdRD son rapport sur le rôle de la cigarette électronique et des associations de vapoteurs, a souligné combien la cigarette électronique représentait un outil complémentaire de la réduction des risques.

La réduction des risques : déjà une entrave.

On se rappelle l’espoir laissé par les conclusions du Premier Sommet de la Vape du 9 mai dernier : la e-cigarette, produit de consommation courante, est beaucoup moins toxique que le tabac ; elle bénéficie de normes permettant d’améliorer son efficacité et sa sécurité ; les sociétés savantes ne doivent pas décourager le fumeur de l’utiliser ; des réunions de travail ont été prévues avec le Pr Benoit Vallet, directeur général de la Santé, représentant Marisol Touraine.

"Interdit-on aussi au buraliste qui vend les e-cigarettes des cigarettiers de conseiller le client sur le produit qu’il achète ? "

Or le 20 mai on apprenait que toute information ou communication, directe ou indirecte, sur les produits du vapotage pouvait être attaquée sur la demande de tout mécontent, public ou privé...

Imaginons le fumeur, conscient du danger de son tabagisme, face au vide, en haut d’une falaise : on lui propose une voilure pour freiner sa chute ; et peut-être, éviter la catastrophe... Mais tout conseil lui permettant de s’en servir au mieux va lui être refusé...Où est la logique ?

Interdit-on aussi au buraliste qui vend les e-cigarettes des cigarettiers de conseiller le client sur le produit qu’il achète ?
Les associations SOVAPE, FEDERATION ADDICTION, RESPADD, SOS ADDICTIONS, TABAC & LIBERTÉ - qui ont pour mission de prévenir et réduire les risques et les méfaits du tabagisme - se sont dressés contre cet interdit. Elles ont déposé le 20 juillet 2016, une requête introductive d’instance devant le Conseil d’Etat pour contester l’ordonnance du 20 mai 2016.

 

Cet article a été rédigé par le RPT21.
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