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Édito du 28 Juin 2017
Avez-vous encore des soucis ?

Le bateau France serait-il sorti de la tempête ? Si l’on en croit le baromètre…

Six mois pendant lesquels les Français se sont vus exposés à des débats où s’affrontaient nos hommes politiques. Beaucoup, gavés et lassés, ont éteint leur poste.

Il existe une grande uniformité dans les souhaits ; seuls les mots pour le dire sont différents.

On veut tous une vie meilleure, non plus lutter pour survivre, mais pour vivre, en sécurité et en bonne santé.

Alors rappelons-nous les dégâts du tabagisme, pour le fumeur comme pour son entourage.

Il est ruineux pour l’individu : la consommation d’un paquet de 20 cigarettes par jour représente 2500 € par an. Il est ruineux aussi pour la communauté (rapport Kopp)

dans une étude effectuée pour l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies

L’ensemble de nos dépenses liées au tabagisme représente près du tiers de notre déficit budgétaire.

Ce nouveau gouvernement a-t-il des projets pour lutter contre le tabagisme ?

« On attendait de toutes ces mesures une diminution du nombre des fumeurs ; elle s’avéra minimale »

Résumons ce qui a été fait par l’ancien ministre de la santé : Marisol Touraine.

Aide à l’arrêt : meilleur remboursement des produits de substitution nicotinique. On se souviendra surtout de la promotion du fameux paquet neutre, cauchemar des buralistes, et de l’organisation du Moi(s) Sans Tabac en septembre dernier. On attendait de toutes ces mesures une diminution du nombre des fumeurs ; elle s’avéra minimale.

Par quoi commencer ?

« d’abord restaurer la confiance ; rencontrer les acteurs de terrain »

D’abord par restaurer la confiance. Rencontrer les acteurs de terrain : nous disposons de tout un maillage associatif qui travaille en cohérence avec la Fédération Addictions ainsi qu’avec d’autres associations internationales intégrant le tabagisme. Ces acteurs sont en rapport étroit avec l'international, fédérés dans le réseau INNCO (International Nicotine Consumers Organisation).

Puis reprendre les conseils de la Cour des Comptes qui a révélé bien des erreurs et des incohérences dans la lutte contre le tabagisme et donné des conseils, restés sans suite.

Revoir les conditions de travail des professionnels de santé, des aides-soignantes aux médecins en passant par les infirmières, tout ce personnel soumis à un harcèlement institutionnel conduisant à l’épuisement et au burnout liés au manque de moyens ; on se rappelle les suicides de ces professionnels pour lesquels Marisol Touraine n’a pas eu le moindre message de compassion, de compréhension, de remerciements et d’espoir dans l’avenir.

Il n’est pas souhaitable d’insister sur les économies réalisées par la suppression ou le regroupement incohérent de structures de soins : ces mesures ont eu leurs conséquences sur la façon dont sont accueillis les patients, surtout âgés, atteints d’une maladie chronique et les victimes du tabagisme : cancers et maladies cardiovasculaires, qui pèsent si lourd dans les budgets hospitaliers.

Quant à la prévention, en particulier auprès des jeunes, elle dépend beaucoup des structures associatives. Le tabagisme est d’autant plus présent que le milieu socioculturel et éducatif est pauvre ; cette population est celle qui fume le plus ; elle a le même désir que la population plus éduquée de sortir de son addiction. Mais pour elle l’accès aux soins est bien plus compliqué.

Enfin la ministre ne devra pas oublier qu’elle dispose d’un outil qui existe depuis 2010, la cigarette électronique, qui a fait des progrès considérables ; elle a largement fait les preuves de son efficacité pour toute personne de bonne foi, mais n’a pas acquis ses règles de noblesse, à l’opposé du Royaume-Uni. Ce fait est dramatique : si elle est bien utilisée, très nombreux sont les décès qu’on pourrait éviter.
Notre ministre aura à faire des choix difficiles entre les urgences des besoins en soins, tant en moyens humains que matériels, et celles qui nécessitent une réorganisation, forcément longue. L'écoute attentive des acteurs concernés est une exigence.

On lira dans l’article ci-joint que les cigarettiers se sont préoccupés de l’avenir de la cigarette électronique.

« Gouverner, c’est prévoir »

 

 

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